lundi 20 octobre 2008

Timing parfait... cette fois-ci!

Si vous suivez mon blogue depuis un bout, vous vous souviendrez peut-être de mon aventure en Indiana il y a deux mois, alors que j'étais allé voir le spectacle de Lynyrd Skynyrd au Horseshoe Casino. L'horaire de la navette gratuite avait fait en sorte que j'avais dû bretter un bon trois heures avant le début du concert. Le nouveau iPod touch que je m'étais acheté était alors devenu mon meilleur ami...

Vendredi dernier, je retournais au casino d'Hammond pour y voir cette fois-ci le concert d'un Montréalais... (eh oui, êtes-vous surpris?) Rufus Wainwright. Le show débutait à 20h, mais il y avait une première partie. J'ai donc décidé de prendre la navette à 19h en me disant qu'au pire, je manquerais quelques chansons de cette première partie. Je suis finalement arrivée au casino à 19h55 et dans la salle à 20h pile. Parlez-moi d'un timing parfait!

La salle The Venue (qui a ouvert ses portes le 9 août dernier, soit une semaine avant mon premier passage là-bas) peut contenir environ 2300 personnes. Vendredi dernier, il devait y en avoir maximum 1000 (le balcon était fermé et la section du bas était grandement dégarnie). Corrigez-moi si je me trompe, mais je crois que les deux fois que Rufus a joué à Montréal l'an dernier, c'était à la salle Wilfrid-Pelletier à guichets fermés. En fait, l'artiste est quand même connu au niveau international, mais je crois que son succès se situe principalement dans les grandes villes. Par exemple, il a joué l'an dernier au Hollywood Bowl à Los Angeles (un amphithéâtre extérieur de 20 000 places). À Hammond en Indiana, par contre, ce n'est pas là que se retrouve son plus important bassin de fans. Même si la salle est à une demi-heure de Chicago.

Parmi les spectateurs, on y retrouvait presque uniquement des couples. Des couples gars-fille et gars-gars. Disons qu'au niveau de l'assistance, c'était pas mal différent de celle de Lynyrd Skynyrd!

Après une première partie somme toute bien correcte du New Yorkais Sam McTavey (un chanteur folk qui s'avère être le cousin de Rufus), le Montréalais est finalement arrivé sur la scène. Je ne suis pas au courant du reste de la tournée, mais le show que Rufus nous a présenté était épuré à l'extrême. Seul maître à bord, il jouait ses chansons au piano ou à la guitare. Aucun décor particulier, aucun éclairage. Pour les fans de la première heure, cela devait être un régal de voir l'artiste seul en piste et grandement en voix.

Mais pour quelqu'un qui est loin de connaître tout son répertoire (genre moi), j'aurais préféré un spectacle plus théâtral (à la Pierre Lapointe, mettons), avec des arrangements, d'autres musiciens et des éclairages inspirés. Car bien qu'il est vraiment intéressant de voir Rufus en solitaire de la sorte, j'aurais préféré qu'une chanson que j'adore comme Going to a Town (particulièrement plaisant de l'entendre chanter "I'm so tired of America" à un public américain!) soit accompagnée d'autres instruments, comme sur l'album, car elle est tellement puissante.

Mais bon, ce ne sont que quelques légers bémols à une super belle soirée et un excellent spectacle que le chanteur nous a livré. Et même si la foule était loin d'être imposante, Rufus semblait ne pas s'en préoccuper outre-mesure, affirmant qu'il adorait les gens du Midwest américain et que l'enthousiasme de la foule ressemblait à celui des Espagnols... Allez savoir!

Le spectacle s'est terminé vers 22h40. Je n'ai eu qu'une demi-heure à patienter avant de pouvoir entrer dans la navette et repartir pour Chicago. Un timing parfait... cette fois-ci!

3 commentaires:

Rizzz a dit…

Rufus Wainwright is planning to scale back the sonics for his next album. "I'm planning at the moment -- and I really want to stick to this -- that the album will just be a solo piano/voice, just sitting in the studio alone and making it about the music," Wainwright tells Billboard.com.

He says it's a reaction to the big production of his latest releases -- 2007's "Release the Stars" and "Rufus Does Judy at Carnegie Hall" -- as well as his forthcoming opera, "Prima Donna."

"After all that, it's an opportunity to have this slight moment of intimacy with me -- which I know everybody wants," he says.

Stéphanie a dit…

Tu dis: Corrigez-moi...
Je le fais.. `La première fois au Théâtre Maisonneuve (J'y étais). La Seconde à Wilfrid-Pelletier..

Effectivement sold-out dans les 2 cas ;)

Raphaël a dit…

Hehe Steph, merci de la correction!