mercredi 31 décembre 2008

L'album de la semaine: Catherine Durand "Coeurs migratoires"

J’ai un peu boudé, bien malgré moi, les albums québécois en 2008, pour mes suggestions hebdomadaires de disques musicaux. Alors question de bien terminer l'année, je vous propose un disque paru dans la belle province en septembre dernier, Cœurs migratoires, de Catherine Durand.

C’est en pigeant dans la boîte d’albums «rejets», à Échos il y a quelques jours, que je suis tombé sur la dernière galette de l’auteure-compositrice-interprète. J’avais lu quelques bons commentaires sur ce disque, sans toutefois avoir eu l’occasion de l’écouter.

Je me suis repris et je n’ai vraiment pas été déçu. Je ne connaissais cette artiste que de nom, alors je n’avaisaucune idée du genre de musique qu’elle fait. Au niveau de la voix, j’ai trouvé une ressemblance avec Marie-Annick Lépine, la multi-instrumentiste de s Cowboys Fringants qui a lancé un premier album solo l’an dernier.

Sur Cœurs migratoires, Catherine Durand chuchote parfois plus qu’elle ne chante. Il y a du piano et même du cor français et anglais. Le disque est réalisé par Jocelyn Tellier, guitariste bien connu pour sa collaboration notamment avec Daniel Bélanger et Dumas.

Une chanson à ne pas manquer : Le bonheur est parfois maladroit, avec la participation vocale de Louis-Jean Cormier, l’excellent leader de Karkwa.

J'ai mon billet!!!

Eh oui, la bonne étoile qui me suit depuis mon arrivée à Chicago vient encore de faire des siennes.

J'ai en ma possession mon billet pour la Winter Classic de demain, au Wrigley Field!

C'est un ami d'ici qui m'a envoyé un message texte ce matin pour me dire qu'il connaissait quelqu'un avec un billet de trop. Le siège est situé pas mal où je le souhaitais et j'ai pu l'acheter au prix coûtant (225$ pareil, mais bon...!).

Quand j'ai constaté il y a quelques jours que je ne pouvais pas acheter de billets par la voie légale (il y avait une loterie), je ne me suis pas découragé. Et me voilà récompensé!

Une visite du Wrigley Field

Voici l'intéressant vidéo d'une visite du Wrigley Field, stade de baseball légendaire des Cubs de Chicago qui deviendra demain, le temps d'une partie de hockey en plein air, le domicile des Blackhawks.

Ah ben, regarde donc ça!

L'automne dernier, j'étais allé assister à l'enregistrement d'une émission de Jerry Springer. Une journée mémorable. J'avais vraiment hâte de voir la diffusion de cet épisode et je croyais bien pouvoir la visionner quelques jours plus tard. Mais ça n'avait pas fonctionné. J'en avais donc fait mon deuil, à contre-coeur.

Jusqu'à aujourd'hui.

À Chicago, on diffuse deux épisodes par jour, de midi à 14h. Je tombe parfois sur ces émissions, mais ça finit souvent par revenir au même.

Tantôt, je "pitonne" afin de voir si on parle de la partie de hockey Winter Classic au Wrigley Field demain. J'arrive sur le poste de Jerry Springer et qu'est-ce que je vois? Une des participantes qui était là pendant la fameuse journée où j'étais allé au studio. Je prends quelques secondes pour bien réaliser que c'est bel et bien l'émission à laquelle j'ai assisté!

N'ayant pas de magnétoscope pour enregistrer l'émission (il ne restait que 20 minutes à la diffusion, de toute façon), j'ai décidé de filmer quelques extraits avec ma caméra numérique. Voici celui où l'on me voit rigoler après qu'un gars ait fait un "moon", vers 35 secondes (chemise rouge à droite).

J'ai maintenant un souvenir indélébile de ce passage à cette émission débile!

mardi 30 décembre 2008

En route pour un autre six mois

Je suis arrivé à Chicago tout à l'heure. Il faisait soleil, environ 3-4 degrés et presque aucune neige nulle part!

Je ne sais pas si c'est moi qui ai l'air sympathique, mais j'ai été chanceux tout à l'heure. D'abord à l'aéroport de Québec, ma valise était trop lourde et normalement j'aurais dû payer au moins 100$ pour le surplus. La préposée m'a donc demandé si je pouvais transférer quelques trucs dans mon autre sac que je traînais avec moi dans l'avion. Après avoir enlevé des articles à deux reprises, c'était toujours trop lourd. Finalement, elle m'a laissé passé comme ça, sans que je ne débourse rien.

Et en arrivant aux É-U, le douanier était de bonne humeur. Il ne m'a posé que deux questions et m'a laissé partir, sans me demander d'explications sur mon séjour précédent. J'ai donc un autre beau six mois que je peux passer en sol américain.

lundi 29 décembre 2008

Retour à Chicago!

C'est demain matin (mardi, le 30 décembre) que je prends l'avion pour un vol direct vers Chicago. L'an dernier, presque à pareille date (soit le 2 janvier), je prenais également l'avion pour la Ville des vents. Cette fois-là, je m'y rendais pour une semaine afin de voir la ville en hiver et aussi réfléchir sur mes intentions de déménager là-bas. Vous connaissez la suite...

J'ai passé un très beau mois en sol québécois. J'ai revu plusieurs amis et membres de ma famille. Mais là, j'ai hâte de retourner chez-moi (ça fait drôle de dire ça, alors que je suis officiellement un touriste là-bas!).

Faut que j'y aille, j'ai ma valise à faire!

jeudi 25 décembre 2008

Deux classiques de Noël... from Chicago

D'abord, Joyeux Noël à tous. J'espère que vous profiterez pleinement de ces moments de réjouissances auprès des gens que vous aimez. Personnellement, je passe 10 jours chez mes parents à Québec, avant de repartir pour Chicago le 30. Bonne nouvelle cette année, il y a un vol quotidien qui fait directement Québec-Chicago! On n'arrête pas le progrès.

Chaque année, lorsque je reviens à la maison familiale, je dois à tout prix me taper deux films de Noël afin de me mettre dans l'ambiance: Home Alone 2 (Lost In New York) et Christmas Vacation.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais ma soeur et moi avons toujours préféré le second Home Alone au premier. Peut-être parce que les premières fois, ça nous faisait rêver d'aller à New York. Mais toujours est-il que nous regardons inlassablement ce film avec les aventures de Kevin McCallister. Pour le deuxième, c'est à force de le voir à la télévision qu'il est devenu un incontournable des fêtes pour moi.

Et même si c'était la 18e fois, ou presque, que je regardais Christmas Vacation, ce n'est qu'hier que j'ai remarqué pour la toute première fois que le film avait été tourné en partie à Chicago. Faut croire que les années précédentes, je n'avais pas trop porté attention à ce détail, mais là, en regardant certaines prises de vue au centre-ville, c'était flagrant.

Même si Home Alone 2 se déroule principalement dans la Grosse Pomme, la famille McCallister vient de Chicago. C'est donc dire que mes deux classiques incontournables de Noël sont des films de la Ville des vents!

lundi 22 décembre 2008

Les 25 chansons de 2008

En faisant mon top 10 des meilleurs albums de 2008, je me suis dit que ça pourrait également être intéressant de vous mettre les 25 chansons que j'ai le plus appréciées cette année. J'ai décidé de ne mettre qu'une chanson par artiste (oui, il n'y a pas beaucoup de francophones!). À part la première position, il n'y a aucun ordre précis.
  1. Kids MGMT
  2. Let Me Drive Winter Gloves
  3. L.E.S. Artistes Santogold
  4. A-Punk Vampire Weekend
  5. Time for Yourself Earlimart
  6. Bang! Bang! The Knux
  7. Language City Wolf Parade
  8. Profanity Prayers Beck
  9. Salute Your Salution The Raconteurs
  10. Tiger Mountain Peasant Song Fleet Foxes
  11. Le compteur Karkwa
  12. Lights Off The Dears
  13. Ground for Divorce Elbow
  14. Shut the Club Down Girl Talk
  15. Nonpareil of Favor Of Montreal
  16. Beautiful Beat Nada Surf
  17. Red Dress TV on the Radio
  18. No One Does it Like You Deparment of Eagles
  19. Ways to Make it Through the Wall Los Campesinos!
  20. À l'orée des bois Plants and Animals
  21. Creeper Islands
  22. Comme des enfants Coeur de pirate
  23. Shiller Ratatat
  24. The End of Self David Martel
  25. Santa Clara The National

Mes meilleurs concerts de 2008

L'année 2008 aura été un peu moins chargée pour moi au niveau des spectacles. J'en ai vu une vingtaine de moins qu'en 2007, mais ça fait quand même au-dessus de 80 shows!

Je vous dresse ici la liste de mes 10 meilleurs concerts rock. Exit les pièces de théâtre et autres spectacles expérimentaux.

1- Eddie Vedder
- 21 août - Auditorium Theatre, Chicago

Pour la connexion du spectacle avec le film Into the Wild (presque à l'origine de mon déménagement à Chicago). Parce que l'Auditorium Theatre est un lieu historique à Chicago et considéré comme la meilleure salle pour l'acoustique en ville. Parce que j'allais au show avec ma soeur. Une soirée extraordinaire de près de 2h30 où le leader de Pearl Jam a livré 26 chansons, seul à la guitare.

2- The National
- 3 août - Lollapalooza, Chicago

Le groupe que j'apprécie le plus en ce moment. La prestation était bien trop courte (à peine 1 heure) et le leader Matt Berninger était très réservé et timide. Mais j'ai été très heureux de voir cette formation de Cincinnati pour la première fois sur scène.

3- Of Montreal
- 27 octobre - Riviera, Chicago

En trois spectacles, ce groupe ne m'a jamais déçu. Cette formation américaine a compris l'expression "donner un spectacle". Deux batteries sur la scène, trois écrans géants, des musiciens costumés, un chanteur "malade mental", des plumes, des cowboys, etc. Un show haut en couleurs et en divertissement!

4- Rage Against the Machine
- 2 août - Lollapalooza, Chicago

Juché sur une colline à droite de la scène, au Grant Park, j'ai pu avoir une vue imparable sur l'immense foule qui sautait sans répit au show "réunion" de ce populaire groupe. Zach de la Rocha et ses potes n'ont vraiment pas déçu en livrant un concert très intense rempli de vieux hits. En fait, c'était tellement intense que Zach a dû demander à la foule de modérer ses ardeurs à trois reprises, sinon la barrière de sécurité allait lâcher!

5- Foo Fighters
- 17 mars - Centre Bell

J'adore la bande à Dave Grohl. Eux aussi ne m'ont jamais déçu en spectacle. Pour cette tournée, les Foos avaient décidé de placer deux scènes dans l'amphithéâtre. Une grosse pour les chansons rock et une petite circulaire pour la portion acoustique. Un choix judicieux et savamment mis en scène. Fallait voir l'interprétation acoustique d'Everlong se terminer en rock puissant.

6- Sunset Rubdown
- 4 octobre - Empty Bottle, Chicago

Au niveau de la musique indie rock, Spencer Krug est sans conteste l'un des artistes les plus brillants qui soient. L'auteur-compositeur-interprète chante dans trois excellents groupes: Wolf Parade, Sunset Rubdown et Swan Lake. De passage au Empty Bottle pour deux spectacles le même soir, Sunset Rudbown a offert des prestations de plus de 75 minutes chacune avec un intéressant mélange de vieilles pièces avec des plus récentes.

7- Girl Talk
- 8 novembre - Congress Theatre, Chicago

Depuis déjà quelques années, Girl Talk est reconnu pour ses concerts endiablés. Que ce soit l'Halloween ou pas, les gens se costument allègrement lorsqu'ils vont le voir sur scène. Le show du Congress Theatre était son plus gros spectacle solo en carrière. Et le gars de 27 ans de Pittsburgh s'est assuré de rendre la soirée la plus mémorable possible. On a eu droit à une sorte de gros rave, avec un écran géant quasi psychédélique, des ballons un peu partout et une foule relativement jeune et déchaînée.

8- Beck & MGMT
- 2 octobre - Aragon Ballroom, Chicago

Difficile de trouver un lineup plus alléchant. Pour sa première partie, Beck était accompagné de MGMT. Deux groupes qui ont offert des albums parmi les meilleurs de 2008. Présenté à guichets fermés à l'Aragon Ballroom (une salle de 4 500 places inspirée d'un village espagnol), le spectacle s'est amorcé avec la prestation de MGMT. Un solide 40 minutes sans temps mort, ou presque. A ensuite suivi le fameux Beck, coiffé de son chapeau. Ne perdant pas de temps, le chanteur a débuté avec son premier hit, Loser! Et les autres succès se sont enchaînés. Une prestation sans failles.

9- The Hives
- 4 mars - Métropolis

Première fois que je voyais cette formation suédoise en concert. Et bon sang que j'ai été "flabergasté"! Le leader Pelle Almqvist est une véritable bête de scène, souvent comparé à Mick Jagger. Vraiment, le groupe est déchaîné sur les planches et on se demande bien comment il fait pour être aussi intense et "tight". Certains groupes (lire: Arctic Monkeys) devraient les prendre en exemple.

10- Karkwatson
- 14 juin - National

Quelle bonne idée que de réunir deux des groupes les plus acclamés au Québec ces derniers mois: Karkwa et Patrick Watson. Tous ensemble sur scène, les musiciens ont interprété des pièce de l'un et l'autre. Un melting-pot unique et inspirant.


Mentions spéciales: The Decemberists (U. of Chicago), The Raconteurs (Métropolis), We Are Wolves (Subterranean, Chi.), Karkwa (Métropolis), The New Pornographers (Block Party at Hideout, Chi.), Editors (Club Soda), Pop rock avec moi (National), Josh Ritter (Sala Rossa), Los Campesinos! (Petit Campus), Born Ruffians (Schuba's, Chi.), Broken Social Scene (Vic Theatre, Chi.), Fleet Foxes (Metro, Chi.) et Radiohead (Lollapalooza, Chi.)

Mes meilleurs albums de 2008

Tous les médias culturels le font. Et je vais le faire aussi, parce que c'est bien intéressant de revenir sur ce qui a marqué l'année 2008 au niveau musical. Certains font un top 20 ou même 50, je préfère me restreindre à 10 choix.

Voici mes meilleurs albums de 2008, tous genres et langues confondus.

1-The National The Virginia EP

Quoi? Un EP comme album numéro un? Eh oui! En tant que fan fini de cette formation américaine, j'ai bien eu de la misère à positionner ce disque autrement qu'en première position. Bon, certains trouveront peut-être que ce n'est pas sérieux de mettre en première place un album qui ne contient que 4 nouvelles pièces (ainsi que 4 démos et 4 live), mais c'est mon top 10! The National est un des rares groupes qui réussit à me donner des frissons. Et les deux premières pièces de cet opus (You've Done It Again, Virginia et Santa Clara) font partie de cette catégorie. Ce EP est un excellent complément au sublime Boxer paru l'an dernier.

2-Wolf Parade At Mount Zoomer

J'avais adoré Apologies to the Queen Mary, mais je dois dire qu'At Mount Zoomer est aussi bon, sinon plus, que le premier album! Encore une une fois, les deux chanteurs, Spencer Krug et Dan Boeckner, alternent le micro et on se retrouve avec des pièces nerveuse, intenses, émotives. Du côté des instruments, les guitares, synthétiseurs et piano se mélangent allègrement. À noter que le groupe a enregistré une partie de l'album à l'église de Farnham de leurs bons amis d'Arcade Fire (là où ceux-ci ont enregistré Neon Bible).

3-Beck Modern Guilt

Modern Guilt est bon du début à la fin. Que ce soit avec Orphans, (une chanson somme toute bien simple, mais avec des ritournelles mélodiques accrocheuses), la contagieuse Gamma Ray, la pièce-titre avec ses petits beats de synthé et un riff de guitare simple et cool, ou encore Profanity Players (un brulôt addictif qui ne peut laisser personne indifférent), Beck nous livre ici son meilleur album depuis des années.



4-MGMT Oracular Spectacular

Disque surprise de 2008 qui se retrouve en tête de liste de plusieurs médias culturels. Grâce à l'irrésistible Kids et à la surprenante Time to Pretend, ce duo inconnu de Brooklyn est devenu archi populaire du jour au lendemain. Qui plus est, une tournée nord-américaine avec Beck a conclu de jolie façon l'année 2008 pour MGMT (paraît qu'ils veulent se faire désormais appeler Management).



5-The Raconteurs Consolers of the Lonely

Est-ce que tout ce que touche Jack White se transforme en or? On pourrait bien dire oui. Car après avoir sorti le très solide Icky Thump avec sa formation principale The White Stripes, le chanteur est revenu en force quelques mois plus tard avec son groupe parallèle, The Raconteurs. Le disque est tellement bon qu'on se demande bien si le chanteur pourra poursuivre deux carrières de front pour une longue période.



6-Fleet Foxes Fleet Foxes

Quand on évoque la ville de Seattle, on pense évidemment au mouvement grunge qui a émergé de la cité dans les années 90. Évidemment, cette époque est révolue et on voit aujourd'hui une formation originaire de là-bas être à des années-lumières du grunge. Le quintette Fleet Foxes fait ce qu'on appelle du pop baroque, avec des harmonies vocales à l'avant-plan. L'album est loin d'être excitant et dynamique, mais lorsqu'on s'y attarde pour vrai, il nous envahit entièrement.


7-Earlimart Hymn and Her

J'ai découvert ce groupe pour la première fois en 2003 en première partie de Grandaddy. Depuis, j'essaie de suivre ses activités le plus possible. Sur son sixième album (déjà!), le duo californien manipule les mélodies avec doigté et les voix masculine et féminine se marient à merveille. Une belle découverte à faire si vous ne connaissez toujours pas cette formation.




8-Karkwa Le volume du vent

Le seul groupe québécois francophone à faire partie de mon top 10. Comme je l'ai déjà mentionné sur mon blogue, Karkwa est sans conteste la meilleur formation québécoise à l'heure actuelle. Mis à part les Arcade Fire et autres Wolf Parade, je verrais très bien ce groupe nous représenter à l'étranger. Textes puissants et évocateurs, mélodies accrocheuses, émotions dans le tapis, tout se retrouve sur ce disque. Même si je préfère toujours Les tremblements s'immobilisent, Le volume du vent s'avère une excellente galette d'un groupe qui n'a visiblement pas fini de nous surprendre.

9-The Dears Missiles

Les premières écoutes de ce nouvel album du groupe montréalais m'ont laissé un peu pantois. J'espérais tellement un album magistral (de par les albums précédents, et en faisant fi du départ de presque tout l'équipage) que j'ai été nécessairement déçu. Mais après lui avoir donné plusieurs chances, j'ai fini par être conquis. Missiles est relativement plus tranquille que Gang of Losers, ce qui peut expliquer notre période d'adaptation en l'écoutant. Mais l'album renferme de poignantes pièces qui entrent dans notre esprit pour ne plus en ressortir, principalement grâce à la voix de Murray Lightburn, toujours aussi puissante et profonde.

10-Girl Talk Feed the Animals

L'album de party par excellence. Le fruit d'un ouvrage de moine d'un gars de Pittsburgh, Gregg Gillis. Lui qui mélange habilement des succès pop et rock avec des pièces hip-hop, le non-DJ a réussi à produire un autre disque entraînant du début à la fin. Il y a quelques mois, je ne connaissais pas du tout Girl Talk. Et maintenant, je ne peux presque pas passer une journée sans en écouter.



Mentions spéciales à: Chad Vangaalen, Of Montreal, Nada Surf, TV on the Radio, Santogold, The Knux, Department of Eagles, Maryse Letarte, Los Campesinos!, Plants and Animals, Dany Placard, Death Cab for Cutie, Islands, Sigur Ros, Cut Copy, Ratatat, Vampire Weekend, Metallica et David Martel.

dimanche 21 décembre 2008

Déjà terminé pour Montréal

J'ai quitté la métropole hier après-midi avec ma soeur pour passer les dix prochains jours chez mes parents sur la rive-sud de Québec. Mon séjour montréalais a été chargé à souhait. Comme je l'espérais! J'y ai revu de bons amis, j'ai fait d'agréables sorties et j'ai démissionné pour de bon à Échos Vedettes. Une page est maintenant tournée.

mardi 16 décembre 2008

Donald Duck, lutte et karaoké asiatique!

Un ami à moi est en train d'écrire un livre pour La Presse sur les sorties kitsch à faire à Montréal. Tout l'automne, il a parcouru les tavernes, restaurants, salles de quilles et autres endroits inusités. Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion de l'accompagner, avec deux autres amis, pour sa toute dernière virée. Et c'en fut une mémorable!

Premier arrêt, une taverne sur Ontario. Rien de bien particulier à mes yeux. Même que l'endroit est assez éclairé et que le barmaid est plus jeune que je l'envisageais. On ne prend qu'une bière et on file au prochain arrêt: la Taverne Donald Duck. Alors là, ça valait le détour! Sur les murs de cet établissement, on y retrouve de nombreux cadres mettant en vedette Donald Duck. Pourquoi cet icône de Disney? Même les employés ne le savent pas! Paraît que ce sont les anciens propriétaires de l'endroit qui avaient eu cette idée bizarre.

Avant d'aller souper, on se rend au troisième lieu: de la lutte dans une église! Eh non, ce n'est pas au sous-sol, mais plutôt au deuxième étage, dans une salle paroissiale, qu'a été aménagé le ring de lutte avec les chaises pour les spectateurs. En entrant dans ces lieux, on pénètre immédiatement dans un autre monde. Ça sent bizarre (et je ne parle même pas des flatulences d'une corpulente spectatrice) et les gens de l'assistance ont pour la plupart pas l'air d'avoir toute leur tête. Bref, avant même que le spectacle ne commence, les 4 participants à la virée kitsch que nous sommes ne pouvons nous empêcher de rire. Ensuite viennent les combats à proprement dit. Animée par la fille d'un ancien lutteur (qui doit peser 300 livres), la soirée donne lieu à des combats colorés et visiblement arrangés. En fait, c'est tellement évident que tout est arrangé que je trippe un peu moins qu'au début. Mais bon, j'affirme sans hésiter qu'il faut voir un combat de lutte dans une église au moins une fois dans sa vie!

Après être allés souper à la mythique Taverne Magnan (reconnu pour son rosbif), on s'est rendus au dernier arrêt: le karaoké asiatique Pang Pang. Croyez-moi, je déteste les karaokés conventionnels. Peut-être à cause que j'ai un ami qui apprécie un peu trop ces endroits (et que je m'y suis rendu plus souvent qu'autrement l'année dernière), j'ai développé une écoeurantite aïgue de ces places où il faut écouter pendant une heure des inconnues chanter à plein poumons avant de finalement avoir la possibilité de prendre le micro à notre tour. Chez Pang Pang, c'est différent. L'endroit est un karaoké comme on en retrouve au Japon. En entrant dans les lieux, on y remarque plusieurs cabines, un peu comme si on se promenait dans un club échangiste (non pas que j'y suis déjà allé, mais bon, je sais ce que c'est!). Chaque groupe d'amis réserve sa propre cabine, à raison de 30$/l'heure. Et on peut y être jusqu'à 12 personnes. Chaque cabine possède son propre karaoké, avec ses deux micros et un écran. Donc vous être maîtres de votre soirée, et vous n'êtes pas obligé d'écouter de purs inconnus chanter "I Will Survive". Vraiment, c'était hilarant et ça m'a réconcilié avec les karaokés!

Tout roule pour les Hawks

La crise économique qui sévit présentement aux États-Unis ne semble pas affecter les Blackhawks de Chicago. L'équipe de la Ligue nationale de hockey vit assurément l'une des plus belles périodes des dernières années. D'abord, les ventes de billets de saison ont augmenté de 300%, passant de 3 400 à plus de 14 000! Les commandites sont en hausse de 45%, tandis que les cotes d'écoutes pour les matchs télévisés se sont améliorées de 150%. De quoi être bien content!

Parlant de matchs télévisés, il est à savoir que l'ancien propriétaire de l'équipe refusait mordicus d'en présenter au petit écran. Il croyait, à tort, que d'avoir des matchs à la télé nuirait aux ventes de billet. Il se trompait royalement, car ces dernières années, les assistances au United Center étaient bien en deça des 15 000 spectateurs (dans un amphithéâtre pouvant en accueillir 21 000). Et cette année, maintenant que tous les matchs sont diffusés à Comcast, l'aréna a une assistance moyenne de 21 475, la meilleure de la LNH (oui, plus qu'au Centre Bell)! Vraiment, il y a de quoi qui se passe à Chicago...

Le Chicago Tribune en faillite

Je suis en retard dans les nouvelles. Je n'avais même pas vu ça passer, mais j'ai appris cette semaine que l'historique Chicago Tribune s'est placé sous la protection de la faillite le 8 décembre dernier. Les propriétaires du journal, Tribune (qui possèdent aussi notamment le Los Angeles Times), ont 90 jours pour présenter un plan de relance économique. Qu'arrivera-t-il du journal et de sa magnifique bâtisse sur Michigan Avenue?

Toujours concernant le Chicago Tribune, quelques jours avant l'élection de Barack Obama, le quotidien avait dû expliquer pourquoi il s'était rangé du côté du candidat démocrate pendant la campagne présidentielle. C'est que depuis 1847, le journal a toujours pris position pendant les campagnes électorales américaines... en faveur du parti républicain. Cette première dans l'histoire du quotidien ne semble pas leur avoir porté chance pour leur avenir!

samedi 13 décembre 2008

Le meilleur groupe du Québec

Il y a quelques semaines, la formation Karkwa recevait le titre de Groupe de l'année au Gala de l'ADISQ. Pour la première fois depuis belle lurette, un groupe moins commercial que ses prédécesseurs (ses chansons jouent bien moins à la radio que les Kaïn, Mes Aïeux et autres Cowboys Fringants) remportait les grands honneurs. Et avec raison.

J'ai découvert Karkwa en 2005 avec l'album Les tremblements s'immobilisent. Cet opus m'avait jeté à terre. Et en spectacle, le quintette était encore plus impressionnant. Durant l'année 2006, j'ai eu l'occasion de voir le groupe à quatre reprises (dont la première fois au défunt Va-et-vient).

Après un répit en 2007, j'ai revu le groupe en avril dernier, lors du lancement de son troisième album, Le volume du vent. Puis, plus rien (à part le spectacle concept cet été de Karkwatson, avec le groupe et Patrick Watson). Il y a quelques jours, j'assistais toutefois à mon premier spectacle de la nouvelle tournée du groupe, une supplémentaire au Métropolis.

Si je ne me trompe pas, c'était le premier véritable spectacle de Karkwa dans cette salle de la rue Ste-Catherine. Pour l'occasion, le groupe a mis le paquet (quoique c'est pas mal de même à chaque concert). Décor sobre mais inspiré (une grosse toile à l'arrière de la scène permettait de jolis jeux d'ombre) et surtout un éclairage hallucinant. Dès la première pièce du concert, Le compteur, le groupe a donné le ton d'entrée de jeu avec une prestation solide et déchaînée. Même si c'était la 7e fois que je voyais le quintette sur scène, j'étais encore bouche bée.

Vraiment, j'ai beau chercher et je ne trouve pas d'autre groupe québécois qui soient aussi "tight" sur scène, en plus d'offrir d'intéressants éléments de mise en scène. Dans les groupes de cette jeune génération, on pourrait penser à Malajube, mais cette dernière formation offre parfois des performances inégales. Et disons que le chanteur Julien Mineau est nettement plus renfermé sur scène que Louis-Jean Cormier.

Seul bémol à ce spectacle quasi parfait: les éclairages à la fin du spectacle. Il m'arrive à l'occasion d'aller voir des spectacles au balcon et j'ai souvent l'impression que les éclairagistes oublient les spectateurs en haut, car ils dirigent les projecteurs directement dans nos yeux. Pour Karkwa, c'était aussi le cas. Pour la douzaine de premières chansons, il n'y avait pas de problème, car la grosse toile à l'arrière de la scène permettait de voiler un peu les "spots". Mais elle a été enlevée pour la seconde partie du spectacle. Alors là, c'était tout simplement aveuglant. J'ai passé une partie des derniers morceaux les yeux complètement fermés, et les autres spectateurs dans mon coin semblaient avoir le même problème. Prochaine fois, je vais apporter mes lunettes de soleil!

mardi 9 décembre 2008

Albums de la semaine: Spécial Noël

Avec la belle journée de quasi tempête que nous avons eue hier (merci à la pluie d'avoir tout gâché par la suite), je me suis dit qu'il serait temps de faire quelques propositions d'albums de Noël. Car oui, il y a de bons albums de Noël. Malheureusement, il y en a aussi une bonne quantité de mauvais!

Non, je ne conseillerai pas l'album de Marie-Élaine Thibert.

Maryse Letarte
Des pas dans la neige


Ma première suggestion est pour une auteure-compositrice-interprète que je ne connaissais que de nom: Maryse Letarte. J'avais entendu dire qu'elle venait de sortir un disque de Noël assez original et les commentaires étaient unanimes, on n'avait que des éloges à faire de cet opus. Par curiosité, j'ai écouté son disque au bureau. Et j'ai été charmé dès les premières pièces.

Contrairement à la grande majorité des artistes qui lancent un album de Noël, Maryse a décidé de composer ses propres chansons inspirées du temps des Fêtes. Et le résultat est fort convainquant. Sa voix ressemble parfois à celle de Feist et au niveau des styles musicaux, on a droit à de la pop, du folk et de l'électro. Une très jolie réussite.

Chansons à écouter: Boom Boom, Entre Noël et le Jour de l'an, L'année qui s'achève (Épilogue)
www.maryseletarte.com


Tricot Machine chante et raconte
25 décembre

L'an dernier, le duo musical et amoureux Tricot Machine avait offert quelques spectacles de Noël durant le temps des fêtes. L'expérience s'étant avéré très concluante, le couple a décidé de sortir ce mois-ci un mini-album de 9 chansons de Noël, Tricot Machine chante et raconte 25 décembre.

Je dois dire qu'en apprenant que le duo sortait un disque des fêtes, je trouvais
que c'était une bonne idée, tant l'ambiance de Noël colle à leur musique. Toutefois, après une écoute de ce disque, j'ai de la misère à embarquer entièrement. En fait, je dois dire bien honnêtement que la voix de Catherine m'agace plus qu'avant (moi qui avait pourtant adoré leur première offrande). Quand c'est Matthieu qui chante, aucun problème, toutefois. Et les quelques pièces instrumentales sont toutes intéressantes.

Cela dit, je vous conseille d'acheter l'album sur itunes à 8$, car je crois qu'il est environ 15$ en magasin, et pour seulement 18 minutes de musique, c'est trop.


Chansons à écouter: 25 décembre, 23h59, Chasse-neige
http://www.myspace.com/tricotmachine


Sufjan Stevens
Songs for Christmas

Cette suggestion n'est pas pour une nouveauté. Le prolifique et excellent artiste américain Sufjan Stevens a lancé quelques mini-albums de Noël au cours des dernières années. Et l'an dernier, un coffret reliant ces E.P. paraissait sur le marché. Si vous aimez moindrement Sufjan et la musique folk, vous devez vous procurer ce coffret. Les chansons sont intemporelles et jamais dénuées d'intérêt. Certaines compositions sont originales, tandis que sur d'autres, Sufjan reprend des classiques du temps des fêtes. Le plus beau dans tout ça, c'est que la majorité des pièces peuvent s'écouter n'importe quand dans l'hiver, voire même à l'année longue, tant elles sont intéressantes et pas uniquement associées à la fête de Noël. Et 42 chansons pour moins de 20$, qui dit mieux?

Quelques autres suggestions d'albums de Noël:

-Bing Crosby The Very Best of Bing Crosby Christmas (le classique des classiques, l'album de Noël incontournable que je dois systématiquement écouter chaque année)
-California Guitar Trio Christmas Album
-
Richard Abel Noël Christmas Navidad Weihnachten (oui, je suis sérieux! de la musique classique de Noël au piano)

L'album de la semaine dernière: BB Brunes "Blonde comme moi"

Les bons bands rock français ne pleuvent pas du côté de l'Hexagone. Bon, je ne me suis jamais vraiment attardé à la scène locale parisienne, alors corrigez-moi si j'ai tort (et c'est probablement le cas!). Mais vite comme ça, je dirais qu'à part Noir Désir (dont la nouvelle chanson Gagnants/Perdants est franchement mauvaise), on peut toujours compter sur Mickey 3D pour nous offrir du bon rock francophone d'outre-mer. Mais outre ces deux formations, je peine à en trouver d'autres.

Je viens toutefois de découvrir un jeune groupe appelé BB Brunes et sans dire qu'il atteint la qualité des deux groupes précédemment mentionnés, je dois dire que ses compositions sont très solides et efficaces. Du bon rock garage, sorte de mélange entre les Breastfeeders et The Strokes, et le tout, dans la langue de Molière (même si les textes de ces jeunes musiciens peuvent toutefois laisser à désirer).

Est-ce que le groupe aura une longue carrière? Aucune idée. Est-ce qu'on risque de se tanner d'écouter Blonde comme moi? Peut-être. Mais pour l'instant, c'est franchement entraînant.

Chansons à écouter: Houna, Le gang, Dis-moi
http://www.myspace.com/bbbrunes

samedi 6 décembre 2008

Un peu de Chicago à Montréal

Jusqu'au 11 janvier 2009, le Musée d'art contemporain présente l'exposition Sympathy for the Devil: art et rock and roll depuis 1967. J'ai entendu parle de cette exposition-là pour la première fois il y a quelques jours à peine. Et seulement en entendant le titre, j'étais intéressé. Ce n'est qu'après-coup que j'ai su qu'elle était organisée par le Museum of Contemporary Art de Chicago. Eh ben coudonc!

Le MAC de Montréal s'avère le seul endroit au Canada et sur la côte est nord-américaine où sera présentée l'expo. Ça vaut donc la peine de s'y rendre. J'y suis allé sans savoir grand chose de cette exposition et je dois dire que je m'attendais à autre chose. Naïvement, je croyais que l'on y parlerait de rock'n roll uniquement, en nous parlant des groupes et tout. C'est plutôt une exposition sur l'art qui a été influencé par le rock'n roll. Le site web du MAC mentionne: "Sympathy for the Devil porte sur l’histoire des liens qui se sont tissés entre l’art d’avant-garde et la musique rock depuis les quarante dernières années. Du travail légendaire d’Andy Warhol avec le groupe The Velvet Underground à New York, en 1967, jusqu’à la réalisation de l’installation magistrale Pinball Wizard et The Byrds (Love in a Void), en 2007, de l’artiste britannique Jim Lambie, Sympathy for the Devil constitue le corpus le plus exhaustif jamais réuni sur l’entrecroisement de ces deux entités culturelles à travers, entre autres, l’art, la conception de pochettes de disques, les clips vidéo et le cinéma."

Pour les gens qui s'intéressent à l'art et à la musique, c'est une exposition vraiment intéressante, quoique assez courte (j'ai fait le tour en 45 minutes). L'expo regroupe plus de 100 oeuvres (installations, sculptures, peintures, dessins, vidéos, photographies) réalisées par soixante artistes et collectifs regroupées sous six thèmes correspondant aux scènes musicales de New York, du Royaume-Uni, de l’Europe continentale, de la côte ouest nord-américaine (plus particulièrement Los Angeles), du Midwest américain et du reste du monde.

Regardez ce vidéo pour avoir une idée du temps qu'il faut pour montrer une oeuvre. Pour ce qui est de la photo jointe à mon message, il s'agit d'une oeuvre où des centaines de vinyles sont disposés sur le plancher et l'on peut marcher dessus. À la fois étrange et impressionnant!

1 heure pour 12 secondes...

Chaque premier vendredi soir du mois, le Musée d'art contemporain de Montréal propose ses "Vendredis nocturnes", des 5 à 9 avec performance musicale live, service de bar et visites de toutes les salles d’exposition. Cette semaine, c'est Coeur de pirate qui était l'artiste invitée. Son spectacle débutait à 19h. En prime, l'admission nous donnait droit à l'exposition Sympathy for the Devil: Art et rock'n roll depuis 1967.

N'ayant trouvé personne pour m'accompagner (sans cellulaire pour mon séjour québécois, la tâche est plus difficile), j'ai décidé de me rendre au MAC seul comme un grand. N'étant pas au courant de la popularité de ces fameuses soirées, je me suis rendu sur place vers 18h50. Croyant être parfaitement à l'heure pour le début du spectacle, j'ai rapidement déchanté en apercevant la file qui débutait à l'extérieur du musée.

Imaginez, il fallait faire une première file pendant 15-20 minutes, ensuite on faisait une autre file pour acheter le billet d'admission, quand c'était payé, une troisième file nous attendait pour le vestiaire. Après avoir remis mon manteau, je pensais que c'était fini. Eh non, il y avait une quatrième file, et de loin la plus grosse.

"Est-ce que cette file-là est pour le spectacle ou l'exposition?", que je demande au préposé.

"C'est pour les deux", me répond-il.

Je m'en vais donc faire la file. Il doit être 19h20. Le spectacle de Coeur de pirate vient de débuter et on le retransmet sur un écran dans cette espace de rotonde. Je croyais que la file avancerait rapidement et que je pourrais capter une partie de la prestation. J'ai attendu jusqu'à 20h...

Avoir su, j'aurais regardé le spectacle sur l'écran. Car lorsqu'on m'a finalement fait signe que je pouvais aller dans la salle (il devait rester une trentaine de personnes dans la file avec moi), je suis entré et j'ai pu entendre environ 12 secondes de la toute dernière chanson du spectacle.

"Merci. Bonne soirée", a lancé la jeune chanteuse, vraiment quelques instants après que je sois entré.

C'était tout, plus rien. J'ai fait la file 1 heure pour 12 secondes de prestation.

Le pire dans tout ça, c'est que la file était uniquement pour le spectacle, contrairement à ce que m'avait indiqué le préposé, qui n'était visiblement pas au courant. Donc au lieu de bretter debout pendant une heure, j'aurais pu aller regarder l'exposition sur le rock'n roll qui m'intéressait grandement.

Une belle heure de perdue dans ma vie. Au moins, ça m'a permis de travailler sur ma patience.

mercredi 3 décembre 2008

Au Centre Bell à volonté

Quiconque est déjà allé au Centre Bell s'est rendu compte à quel point la nourriture et la boisson coûtaient cher. Pour un trio 2 hot-dogs, une frite et une liqueur, c'est 18$. Je n'exagère même pas! Hier, grâce à un ami qui ne pouvait plus aller au match, j'ai pu me rendre au Centre Bell dans la section Club Desjardins, là où la bouffe (sauf alcool) est à volonté. My god que je me suis bourré la face! Pendant la période d'échauffement, j'ai pris 2 hot-dogs, 1 pointe de pizza, une frite, une liqueur. Après la première période, des nachos. Et après la deuxième, un cornet de crème glacée. Nul besoin de dire que j'ai marché un bon bout après le match pour digérer!

Quant au match comme tel, le Canadien a failli échapper la rencontre contre les Trashers. J'étais bien content d'aller voir probablement ma seule partie de l'année, lors de cette 100e saison de l'équipe. Le nouveau tableau indicateur, supposément cinq fois plus gros que l'ancien (le plus gros de toute la ligue), est très impressionnant. Malheureusement, on ne peut pas avoir le chronomètre entre les périodes. Un petit détail, mais bon.

Moi qui ai passé l'automne à essayer de regarder les matches de l'équipe sur le web, on peut dire que c'était nettement plus intéressant sur place!

lundi 1 décembre 2008

Se retremper dans le bain

Pendant mes trois semaines à Montréal, je retourne travailler à Échos Vedettes. Tout à l'heure, c'était ma première journée au boulot. Après avoir passé la première heure à raconter un peu à tout le monde mes cinq derniers mois en sol américain, je me suis rendu à ma première affectation sur le terrain: le lancement du DVD des Parlementeries (probablement le 12e DVD d'humour à être lancé au Québec dans les trois dernières semaines, et j'exagère à peine). Sur place, je me suis rendu compte que j'étais vraiment détaché du milieu (au niveau mental, on s'entend). J'ai fait de bonnes entrevues, mais je n'avais pas trop la tête à la fête. Je crois bien que j'ai pris la bonne décision l'été dernier.

Avoir l'air touriste

Fallait bien que ça arrive à mon retour. J'ai vraiment eu l'air d'un touriste tantôt. C'est que le métro de Montréal a décidé de changer son système de billets et cartes de transport. Et il a changé presque tous les tourniquets, par le fait-même. Après avoir acheté une carte hebdomadaire, j'ai eu l'air un ti-peu tata en la mettant dans les nouveaux tourniquets (alors qu'elle fonctionne uniquement dans les anciens). Dire que j'étais parti depuis seulement cinq mois...

Des espoirs au Centre Bell

Pour une deuxième fois de leur histoire, les Bulldogs de Hamilton (le club-école du Canadien) prenaient part à une rencontre au Centre Bell. J'avais envie d'y aller, premièrement pour voir à l'oeuvre les futurs espoirs du Tricolore (Max Pacioretty, Brock Trotter, Yannick Weber, etc.), mais aussi pour remarquer les changements apportés à l'intérieur de l'amphithéâtre (l'Anneau d'honneur et surtout l'immense tableau indicateur).

Il y avait presque 15 000 spectateurs au match, mais évidemment bien moins d'ambiance qu'à un match de la Ste-Flanelle. La principale raison? De nombreux billets avaient été donnés. En fait, je me sentais comme lorsque j'allais voir un match des défunts Rafales au Colisée de Québec, alors que probablement la moitié des gens présents n'avaient pas payé leurs billets. Cela dit, pour faire découvrir de jeunes talents à la population montréalaise, je salue l'initiative des Bulldogs et du Canadien. Cela a permis à plusieurs familles d'aller voir un match au Centre Bell, puisque mis à part les nombreux billets gratuits, ceux payants étaient très abordables (entre 6 et 30$, comparativement à dix fois plus pour le CH).

Ah, j'allais presque oublier. C'est nul autre que François Maranda (2 laits, un sucre à TQS et la campagne de Jonathan Bleue, il y a quelques années) qui a chanté l'hymne national canadien. Paré d'un tuxedo et d'un noeud papillon, l'animateur-humoriste a livré une sérieuse prestation assez convaincante, mais c'était pratiquement impossible de ne pas rire en le voyant chanter. Non mais que faisait-il là, sérieusement?

Plantes au La Tulipe

Ne perdant pas de temps, je suis allé voir un spectacle le soir-même de mon retour à Montréal. Plants and Animals, au La Tulipe. Le concert était présenté à guichets fermés. Après une première partie somme toute intéressante de David Macleod, le trio s'est amené sur la scène. Avec seulement un album à son actif, la formation est vouée à un joli avenir. Sa musique pop ne révolutionne certes pas le genre, mais on dénote un potentiel évident. Et sur scène, j'ai été bien content de constater que les morceaux étaient davantage plus rock que sur cédé. Dommage que la fatigue des derniers jours m'ait empêché de pleinement profiter du spectacle.

Retour dans la Belle Province

Jeudi dernier, je revenais à Montréal. Mon départ était à 10h20 à l'Aéroport de Chicago. Après avoir pris un autobus et le métro (durée de près d'une heure... mais au moins, le métro se rend directement à l'aéroport, ce qui fait sauver 40$ de taxi!), je me suis rendu à la section d'Air Canada, avec qui j'avais acheté mon billet. Rendu là, on me mentionne que mon vol sera avec la compagnie United Airlines et que je dois sortir du pavillon et me rendre dans une autre section plus loin. J'arrive à United, je vois une pancarte "Bags check" avec des gens qui font la file.

Il y a plusieurs guichets qui permettent d'obtenir notre billet. Je commence à entrer mes infos. À l'écran, on me mentionne qu'il y a un problème et que je dois appeler un préposé au téléphone. Je le fais et j'obtiens finalement mon billet. Mais quelques secondes plus tard, l'employée près de moi me dit qu'elle ne peut pas prendre mon bagage car je ne suis pas au bon endroit. Je suis confus. Je me rends finalement à la bonne place et on me dit que ma valise est trop lourde et qu'il faudra que je débourse 125$ de frais de surpoids (en plus des 15$ pour consigner ma valise). Ça commence à revenir cher le billet.

Mais bon, le vol s'est bien déroulé et en moins de deux, j'étais arrivé à Montréal.

Même pas de neige. En fait, presque de la pluie pour m'accueillir. J'aurais préféré un peu plus de froid, car je n'ai apporté que mon manteau d'hiver.

mercredi 26 novembre 2008

Bye bye Chicago... pour un mois!

Demain matin (jeudi), je prends l'avion pour Montréal. Un beau petit séjour de trois semaines dans la métropole, suivi de presque 10 jours à Québec, chez mes parents, pour Noël. Après, c'est le retour dans la superbe ville des vents, juste à temps pour le Jour de l'an et le match de hockey au Wrigley Field!

Mon départ demain signifie que je vais manquer la traditionnelle journée de Thanksgiving. Ici, cette journée est aussi importante, sinon plus, que Noël et le Jour de l'an. C'est bien peu dire! Tous les commerces ou presque seront fermés pour la journée. Des millions de gens prendront l'avion pour être près des leurs. Qu'est-ce que j'ai décidé, moi? Prendre l'avion aussi... Je crois que ça va être assez congestionné à l'aéroport!

Je risque d'être pas mal occupé pendant ce mois en sol québécois, mais n'ayez crainte, je vais essayer de continuer d'alimenter ce blogue le plus possible. Évidemment, je risque par contre un peu moins de parler de ce qui se passe à Chicago pendant les prochaines semaines.

Ceux qui veulent me voir la fraise et qui ne sont pas au courant, il y a une petite soirée organisée à La Quincaillerie (Rachel, coin Boyer, à côté de la Banquise) le 3 décembre prochain, dès 21h. C'est la musique de mon ipod qui jouera toute la soirée. Dans ma liste, il y aura quelques bands de Chicago. Promis!


Sur ce, Happy Thanksgiving!

À Barcelone le temps d'une soirée

Eh non, je n'ai pas fait un aller-retour Chicago-Barcelone hier soir! (ah, si le Rapidotron existait...) Je suis plutôt allé voir le concert de l'artiste El Guincho (de son vrai nom Pablo Díaz-Reixa), originaire de cette ville espagnole. Pendant une heure, je n'étais plus dans la ville des vents, mais dans L'Auberge espagnole (au niveau musical, on s'entend). Un concert dépaysant et surtout chaleureux, en cette période de l'année où la température commence à dégringoler.

Le spectacle avait lieu au Empty Bottle, une salle que j'aime beaucoup située tout près du quartier Wicker Park. Deux groupes ouvraient la soirée et à mon arrivée, le deuxième était en piste. Pendant 45 minutes, j'ai enduré (oui, enduré) la musique d'un groupe de San Francisco appelé Lemonade. Faisant dans l'expérimental plus que le client en demande, le trio possédait parfois quelques bons beats, mais solidement gâchés par la voix agaçante du chanteur. À oublier.

El Guincho s'est ensuite amené sur la scène, flanqué d'un collègue musicien. Le topo est simple, on n'a droit qu'aux deux gars avec leurs machines et synthés. De facture pop, le duo joue de la musique qui utilise des éléments d'Afrobeat, dub, rock et Tropicalia. Ça donne un résultat bougrement entraînant, la majorité de la foule se déhanchant allègrement, et on ne peut qu'être captivé par l'ambiance dynamique du spectacle. El Guincho chante en espagnol et on croit parfois y entendre de la musique du sud, que ce soit le Brésil ou les Caraïbes.

Alors que le mercure oscillait aux alentours de 25-30 degrés (Fahrenheit) à l'extérieur, le Empty Bottle profitait d'une chaleur tropicale, gracieuseté d'El Guincho.

mardi 25 novembre 2008

L'album de la semaine: Los Campesinos! "We Are Beautiful, We Are Doomed"

Avec un nom comme Los Campesinos!, on serait porté à s'attendre à un groupe mexicain ou espagnol. Eh non, la formation de sept musiciens (un septuor donc) vient de Cardiff, au Pays de Galles, dans le Royaume-Uni. En espagnol, Los Campesinos veut dire "Les paysans". Demandez-moi pas pourquoi le groupe s'appelle ainsi, l'important est qu'il fait de la bonne musique!

Avec autant de membres dans le groupe, on a droit évidemment à une multitude d'instruments qui jouent simultanément. Et contrairement à d'autres groupes du même genre, on ne se perd pas trop avec les nombreuses couches instrumentales. La formation ne manque pas d'énergie est c'est bien entendu sur scène que tout prend son sens. Je les avais vus il y a quelques mois au Petit Campus, après la sortie de leur premier effort, Hold on Now, Youngster (paru en février 2008!), et les Gallois avaient livré un spectacle déchaîné.

Avec la sortie de ce deuxième album indie pop, tout aussi vivant, on présume que ce n'est pas demain la veille que Los Campesinos! nous ennuiera en spectacle. Ce nouvel opus est malheureusement très court (32 minutes), mais il a l'avantage de ne jamais avoir de temps mort. Il est impressionnant pour un si jeune groupe de livrer deux solides albums en l'espace de neuf mois.

Chansons à écouter: Ways to Make it Through the Wall, We Are Beautiful We Are Doomed, Documented Minor Emotional Breakdown #1
http://www.myspace.com/loscampesinos

lundi 24 novembre 2008

À pas de tortues

Situé dans le quartier Ravenswood, au nord de la ville, le Big Joe's est un pub tout ce qu'il y a de plus normal, à prime abord. En entrant, on y voit quelques tables surélevées à gauche et à droite. Tout au fond, un palier nous amène à une autre pièce avec des jeux de dards et une table de pool. Les vendredis soirs toutefois, le billard est remplacé par... des courses de tortues!

Les clients qui achètent des consommations se voient remettre des coupons. À chaque demi-heure environ, un tirage est effectué et on y pige cinq numéros. Les clients gagnants se voient ensuite associés à une tortue.

Animée de main de maître par un p'tit gros à lunette bien sympathique, et coiffé d'un incroyable chapeau-tortue, la course donne ensuite droit à bien des rigolades. Cela dit, contrairement à ce que l'on pourrait penser, la "compétition" est loin d'être de longue durée. À peine quelques secondes permettent de déterminer la tortue qui a quitté le cercle en premier.

Le gagnant de chaque course participe à la fin de la soirée à un tirage pour courir la chance de gagner un voyage à Vegas (oui, courir la chance de gagner...). Les quatre perdants de chaque course se voient quant à eux remettre une consommation gratuite.

Et aux défenseurs des animaux, qui croient que les tortues sont maltraités dans ce genre de soirée, ne vous inquiétez pas. Une personne est en charge du bien-être des tortues et presque rien ne peut leur arriver.

Le Malajube nouveau en février

C'est finalement en février prochain que paraîtra le nouvel album de Malajube, intitulé Labyrinthes. Déjà deux concerts sont annoncés au La Tulipe, à Montréal.

C'est le Voir.ca qui a annoncé la bonne nouvelle.

Je vais manquer ces deux shows, mais j'ose espérer que la formation passera à Chicago dans les mois suivants.

Comédie romantique de suicidés

Avant de regarder mon film de vampire suédois, je m'étais farci un autre long métrage assez original. Une histoire d'amour peu conventionnelle.

Le titre du film est Wristcutters: A Love Story. J'avais vu la bande-annonce il y a déjà plusieurs mois et ça m'avait intrigué. Le film met en vedette Patrick Fugit (le jeune reporter dans Almost Famous) et Shannyn Sossamon (40 Days and 40 Nights).



Zia (Fugit) est un jeune homme malheureux qui décide d'en finir avec ses jours. Cependant, au lieu d'être simplement mort, il se retrouve dans un autre monde, étrangement similaire au monde des vivants, simplement que toutes les personnes qui s'y retrouvent sont des victimes de suicide. Dans ce monde, moins coloré que le monde normal, les gens ne peuvent pas sourire. Assez difficile d'y être heureux, non?

Je ne voudrais pas trop dévoiler d'information sur le film, car je crois qu'il vaut mieux en savoir le moins possible. Mais disons que Wristcutters est un road movie/comédie romantique assez intéressant de par son environnement inhabituel. Et le film est pas mal moins dépressif qu'il ne le laisse entrevoir.

Comme petit film indépendant, il vaut le visionnement, d'autant plus qu'on peut y entendre quelques chansons de Gogol Bordello!

Musique traditionnelle?

Lors d'une soirée "party post-élection" en l'honneur de la victoire d'Obama, les invités se voyaient remettre un petit sac cadeau. À l'intérieur, pas grand chose d'intéressant, mis à part un album compilation appelé "The Modern Traditionalist, volume No.1". À première vue, je croyais avoir affaire à de la musique instrumentale traditionnelle somme toute banale.

Je tourne la pochette pour y remarquer les noms de quelques groupes:
Quoi, une compilation indie rock appelée "Modern Traditionalist"? On aura tout vu.

Un très bon coup de pouce

J'avais déjà parlé de la candidature de Chicago pour les Jeux olympiques d'été de 2016. La ville est parmi les quatre finalistes et c'est en octobre 2009 que nous saurons l'heureuse élue. Cette semaine, Chi-town a reçu un très bon coup de pouce avec l'appui public de Barack Obama. Le prochain président des États-Unis s'est sans surprise penché derrière sa ville pour l'obtention des J.O. (l'année 2016 serait sa dernière comme président, s'il venait à remplir un second mandat). Voilà qui ne nuira assurément pas!

dimanche 23 novembre 2008

Autres photos de Chicago

J'avais un autre ami québécois qui était en ville cette semaine. Voici quelques photos qu'il a prises.

vendredi 21 novembre 2008

Quelques entrevues

Parmi les contrats à la pige que j'ai faits ces derniers mois, j'ai réalisé quelques entrevues avec des artistes pour l'agence de presse Bum Interactif. Ces entrevues sont parues sur le site web bilingue de Telus. Je ne ferai plus d'entrevues pour eux (coupures budgétaires), mais je vous mets les liens ici, si jamais ça vous intéresse de lire ces entretiens.

-En français
-En anglais

Un hot-dog pis une insulte svp!

De l'extérieur, le Wieners Circle a l'air d'un casse-croûte bien normal, voire en-dessous de la moyenne. Pourtant, le resto-comptoir est situé sur la rue Clark, dans le relativement huppé quartier Lincoln Park.

En entrant dans l'endroit plutôt exigu, on remarque assez rapidement que le service ne s'effectue pas de la même façon qu'ailleurs. Ici, il les employés ne se gênent pas pour enguirlander les clients lorsque ceux-ci passent leurs commandes. Et ces derniers le leur rendent bien, car la plupart se préparent des insultes à l'avance. En fait, si vous n'êtes pas préparé avec votre insulte avant de commander votre "roteux", vous risquez de vous le faire remettre sous le nez. Paraît que les soirs de fins de semaine, alors que les badauds intoxiqués par l'alcool affluent, c'est un véritable spectacle à voir. (j'ai aussi entendu dire qu'il fallait commander un "Chocolate Milkshake" pour voir les employés, pas mal tous des femmes afro-américaines, se "shaker les boules". Haha!)

Depuis que je suis arrivé ici, je ne cesse de dire à quel point les gens de Chicago sont sympathiques et souriants. Peut-être qu'à force d'être gentils, les habitants ont besoin d'un endroit pour se défouler sans retenue. Le Wieners Circle est là pour eux.

Hier, pour ma première visite, le resto était malheureusement bien vide. Je n'ai donc pas pu apprécier le "jeu des insultes" à sa juste valeur. Mais j'ai quand même été témoin de quelques injures verbales. Je me promets d'y retourner sous peu.

Pour avoir une bonne idée de ces captivantes joutes verbales, regardez le vidéo ci-dessous. (à la fin, on y montre toutefois que le jeu peut aller parfois trop loin)

Une question? Demandons à ChaCha!

J'ai découvert ce soir un nouveau service bien pratique. En pleine conversation dans un bar avec des amis américains à propos des élections, il y en a un qui se demandait à combien s'élevait le taux de vote. Personne n'avait la réponse. "Attendez, je vais demander à ChaCha", a dit l'un deux. Quoi? ChaCha? Ce n'est pas une danse? Je n'avais visiblement aucune idée de ce dont il parlait.

Eh bien, imaginez-vous donc que ChaCha est un service gratuit qui a été créé en Indiana en 2006 (mais ce n'est qu'en janvier dernier qu'il a officiellement été lancé). Comment fonctionne-t-il? Vous tapez simplement votre question de tout genre en anglais, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sur votre cellulaire en mode message texte et vous l'envoyez au numéro 242242 (ChaCha, ou 1-800-2ChaCha). Vous devriez recevoir normalement une réponse dans les minutes qui suivent. La réponse est courte et précise, généralement en une phrase ou moins de 160 caractères.

Ce qui est drôle, c'est que ce sont de véritables personnes qui reçoivent vos questions et qui y répondent (paraît qu'il y a environ 25 000 personnes qui travaillent pour ChaCha, principalement des étudiants et des mères au foyer qui veulent se faire un peu d'argent). Plus votre question est bizarre ou insolite, plus la réponse sera drôle ou personnalisée. Des heures de plaisir!

(Juste pour voir, j'ai demandé si Céline Dion était vraiment une bonne chanteuse. J'ai reçu comme réponse: I personally believe Celine Dion is a great singer, and she's been given the title of best female singer. Après, j'ai demandé si le Père Noël existait: Santa Clause is most definitely real. I took my son to see him earlier this year at his workshop!)

Finis les moments où vous étiez dans un bar en train de discuter avec d'autres personnes d'un sujet particulier et que vous n'aviez pas la réponse à une question "primordiale". Vraiment, avec ChaCha, ça risque de mettre fin à plusieurs séances d'obstination entre deux personnes saoûles. Ou, pour vous donner un autre exemple, si vous voulez savoir le résultat du match du Canadien, et que vous ne pouvez pas vous connecter avec votre iphone ou Blackberry, textez ChaCha. Aussi simple que ça!

Je suis allé sur le site de la compagnie et on y mentionne certaines des questions les plus fréquemment posées. Ça va de "When is thanksgiving" à "Can you tell me a joke" et "What is a cute love quote?". Vous ne serez plus jamais pris au dépourvu!

Il faut par contre vraiment tenir compte du fait que c'est un humain qui va lire notre question, et il se peut que la personne ne comprenne pas ce dont on parle. Je viens de demander "Is Montreal better than Chicago?" et la réponse que j'ai reçue est: "I haven't listened to either band so I'm the wrong person to judge!" Haha, très drôle!

Vraiment, je crois que ce service va devenir essentiel au même point que le sont aujourd'hui Google et Wikipédia. Ne vous arrive-t-il pas certaines fois où vous vous demandez ce que vous faisiez avant l'apparition de ces sites? Avec ChaCha, il risque d'arriver la même chose.

J'ai aucune idée si le service est disponible au Canada. Lecteurs du Québec, si ça vous tente de l'essayer, dites-moi si ça fonctionne!

jeudi 20 novembre 2008

Le vent nouveau qui souffle sur Chicago

Je ne cesse de vanter les mérites de Chicago depuis deux ans, soit depuis la première fois que j'ai découvert la ville des vents.

Le New York Times vient de publier un excellent article qui aborde le vent de changement qui souffle sur la ville. Évidemment, l'élection d'Obama y est pour beaucoup. Si vous lisez l'anglais, allez-y, ça vaut la peine.

Parmi les meilleurs moments de l'article:

Yet this moment of renaissance for Chicago is about much more than architecture and athletics. For the first time in the country’s history, an American president will call this city home. And as he moves to Washington, a dose of the Chicago mood is sure to follow.

...

The complexity of Chicago, a city that is multiplying in its new diversity even as it clings to a segregated past, is rooted in the 200 neighborhoods that make up the nation’s third-largest city. America may well know Oprah Winfrey, who became a billion-dollar name through her rise to fame here, but the city holds a far broader identity.

One sign that the Obama brand is replacing the Oprah brand? The talk show tycoon is not mentioned in the city’s new tourism campaign, which invites visitors to “Experience the city the Obamas enjoy.” Ms. Winfrey’s studio is not mentioned along the list of stops, which range from Mr. Bayless’s restaurants to a bookstore in the Obamas’ Hyde Park neighborhood to Promontory Point along Lake Michigan. And souvenirs are on sale across town, with Obama shirts, hats and knickknacks arriving just in time for holiday shopping.

...

Jeff Tweedy, the leader of the band Wilco who grew up in downstate Illinois and lives in Chicago, said the city never felt the inferiority complex that outsiders spend so much time musing about. Still, he said, the election of Mr. Obama, a friend for years, has given an unusual boost of confidence in a city that is usually nonplussed.

“I think people really do enjoy the idea that we’re living in the center of the world all of the sudden,” Mr. Tweedy said. “There have been all these prevailing stereotypes, and people don’t know how big and urban Chicago actually is. People think of it as being in a cornfield.”

Enfin on parle de musique à MusiquePlus!

J'ai beau ne pas capter la télé québécoise ici, il reste que je me tiens tout de même régulièrement au courant de la programmation dans la Belle province. Peu avant mon départ il y a quelques mois, on avait fait mention du "relooking" de la station MusiquePlus. On annonçait que la chaîne musicale allait modifier sa programmation pour retourner vers ses racines, c'est-à-dire parler de musique. Moins d'émissions de télé-réalité américaines sous-titrées et plus de miouze, tout simplement. Voilà qui était une bonne nouvelle.

Aujourd'hui, je ne peux absolument pas vous faire une critique de ce qu'est rendue la nouvelle programmation (si vous avez des commentaires, allez-y), mais je peux toutefois vous parler de la nouvelle émission État critique. D'abord, je peux la commenter, car je n'ai manqué aucune émission. Comment ça? Elles sont toutes disponibles en intégralité sur le web. Une idée que j'apprécie vraiment.


Animée par Anne-Marie Withenshaw, flanquée des chroniqueurs Nicolas Tittley et Sébastien Diaz, l'émission décortique les nouveautés du milieu musical. À chaque émission, le trio critique 3 ou 4 nouveaux albums qui sont parus dans les jours précédents. Et les choix d'albums sont toujours variés, allant de la musique québécoise populaire (Marie-Chantal Toupin, Dany Bédar) ou plus underground (Beast) et les albums étrangers incontournables (Bloc Party, The Cure) ou moins évidents (Of Montreal, The Knux). Bref, on ratisse large et c'est parfait ainsi.


Ce que j'aime de ces critiques, c'est qu'elles sont faites par les trois collaborateurs. Chacun a écouté les albums de la semaine et il y va de son point de vue très personnel. Et souvent, les opinions divergent entre les trois et on a lieu à de mini-débats. C'est à ce niveau-là que l'émission se distingue du célèbre et excellent Cimetière des CD où nous n'avions qu'un seul point de vue (souvent juste, cela dit) de Claude Rajotte.

Et quand je dis que les commentaires sont personnels, c'est que les trois collaborateurs n'hésitent pas à donner vraiment leur opinion, sans essayer d'être téteux. Car on sait qu'au niveau de la critique artistique québécoise, les médias ont tendance à épargner plus souvent qu'autrement les artistes de chez-nous. Pas État critique. Vous irez voir la critique de l'album de Dany Bédar où le trio ne s'est pas gêné pour varloper les paroles médiocres de l'auteur-compositeur. C'est rafraîchissant de voir ça!

Parmi les critiques de la semaine, on retrouve toujours un album "en autopsie". À l'aide d'un graphique, on y montre l'appréciation de chacun des collaborateurs piste par piste. Une idée très intéressante qui nous permet de voir rapidement si l'album vaut la peine d'être écouté.

Après cette portion albums vient la critique d'un concert qui a eu lieu à Montréal. À l'aide d'images, le trio nous commentent joliment les prestations qu'il a vues (entre autres Feist, Of Montreal et Nine Inch Nails).

En fin d'émission, Anne-Marie reçoit toujours un artiste (Ariane Moffatt et Louis-Jean Cormier sont déjà passés, de même qu'Yves P. Pelletier et Louis Morissette) qui discute avec elle de ses goûts musicaux, en parcourant notamment son iPod. Et pendant le générique, il ne faut pas manquer le segment "défoulement" de Sébastien Diaz qui déverse son fiel sur une foule de sujets différents, en rapport avec la musique, bien sûr!

Vraiment, cette émission ramène de la crédibilité à la station qui tend à redevenir la référence qu'elle était jadis en matière musicale. S'il n'y a qu'un aspect à changer, je dirais que c'est la durée de ladite émission. Une demi-heure par semaine, ce n'est pas assez.

mercredi 19 novembre 2008

Laissez donc faire Twilight

Tout le monde présentement, du moins les ados, n'en a que pour le film Twilight, cette histoire de jeunes vampires. Eh bien, je n'ai pas vu ce long métrage (j'en ai toutefois entendu de mauvais commentaires), mais je peux d'ores et déjà vous dire d'aller voir un autre film bien plus intéressant, si vous souhaitez à tout prix regarder une histoire de vampire.

Tout à l'heure, j'avais le goût d'aller au cinéma. Ma dernière expérience cinématographique avait été plus ou moins concluante et je voulais remédier à la situation. En parcourant la liste des films à l'affiche, bien peu m'intéressaient. Je suis allé voir la programmation du Landmark Theatre, une sorte de Cinéma Beaubien ou Clap à 7 minutes de marche de chez moi.

Les titres ne me disaient rien, mais je me rends sur le site officiel de l'un deux, Let the Right One In. Dès lors, en regardant la bande-annonce, je suis captivé.



Les critiques élogieuses me convainquent que c'est le film que j'irai voir.

Film suédois, dont le titre original est Låt den rätte komma in, Let the Right One In a vraiment l'air d'être un film d'horreur avec des vampires, si on se fie à la bande-annonce ci-dessus. Eh non, le long métrage se veut un drame, d'abord et avant tout. Et le rythme du récit est étonnamment très lent. Les prises de vue sont très intéressantes et les scènes d'horreur sont loin d'être nombreuses.

En fait, l'histoire tourne autour d'un jeune garçon appelé Oskar. Très solitaire, peu ou pas d'amis, il se fait constamment harceler par des camarades de classe. Vivant seul avec sa mère, il n'est pas heureux. Jusqu'au jour où il rencontre Eli, une jeune fille de son âge, qui est sa nouvelle voisine. Très bizarre, Eli met d'abord en garde Oskar en lui disant qu'elle ne peut être son amie. Mais petit à petit, les deux jeunes se lient d'amitié. Cependant, Eli cache un secret à son nouvel ami. Elle est une vampire.

Bon, en lisant le paragraphe plus haut, vous allez peut-être penser au Petit Vampire, cette série allemande de la fin des années 80 où un jeune garçon de 10 ans se liait d'amitié avec un vampire. Évidemment, les deux produits sont totalement différents, alors que cette dernière série se voulait principalement comique. Le long métrage, quant à lui, est totalement dramatique et vraiment très intéressant.

Je n'ai pas vu des tonnes de films de vampires dans ma vie, mais j'ai trouvé ça vraiment brillant de nous montrer le côté très humain de la jeune fille (qui est la seule vampire du film, soit dit en passant). Ici, on n'explique pas les origines de sa condition, mais on suit avec intérêt ses malheureuses aventures (car pour survivre, elle doit boire du sang humain, et ainsi tuer des gens, ce qu'elle n'aime pas vraiment).

C'est un film bizarre, on s'entend. Vraiment pas fait pour tous les publics. Mais si vous êtes curieux de voir cette histoire originale, et ce film qui risque assurément d'être adapté prochainement par les Américains, n'hésitez pas. Et laissez donc faire Twilight.