mercredi 12 août 2009

La séquence se poursuit

Dimanche soir dernier, la planète rock en entier souhaitait être présente au Metro, de Chicago. La raison? Le premier concert à vie du supergroupe Them Crooked Vultures, formé de Dave Grohl (Foo Fighters), Josh Homme (Queens of the Stone Age) et John Paul Jones (Led Zeppelin). Voilà plusieurs années que des rumeurs circulaient à l'effet que ces trois vedettes musicales allaient se réunir un jour. Eh bien, ce jour-là était le 9 août dernier!


Pourquoi avoir choisi Chicago? Le concert clôturait en quelque sorte le festival Lollapalooza, qui venait de se dérouler ce week-end-là à Grant Park.

Avec seulement 1100 places, inutile de vous dire que les billets disponibles étaient grandement convoités. Jeudi matin avait lieu la mise en vente, sur Internet seulement. Muni de mon portable, des deux ordis de mon coloc et de mon ipod, j'ai joué de l'index pendant presque une heure. Mais comme je m'y attendais, le site web a été surchargé et à peine quelques minutes après le début de la mise en vente, on annonçait qu'il ne restait plus rien. J'étais bien déçu, évidemment.

Quelques heures ont passé et j'ai décidé d'aller me promener sur Craigslist et eBay pour voir s'il y avait des billets abordables. Ouch! La plupart les vendaient à 400 et 500$. J'ai même vu un tarla essayer de vendre le sien pour 1100$!

Inutile de vous dire que j'ai laissé faire pour ça. Vendredi et samedi ont passé et je me suis presque mis à oublier le concert. Le fait de voir des profiteurs essayer de vendre leurs billets hors de prix m'avait écoeuré plus que d'autre chose. Malgré tout, dimanche soir vers 23h, j'ai décidé de me rendre au Metro, question de prendre une chance avec un scalper.

Je suis allé voir beaucoup de shows ces dernières années et à chaque fois, lorsqu'un concert est véritablement en demande, il y a toujours moyen de trouver un scalper devant la salle de spectacle. Dimanche, il n'y avait rien! Autour de moi se trouvait peut-être une dizaine de personnes qui cherchaient un billet, mais personne pour en vendre! (et qui plus est, deux policiers étaient postés bien en évidence devant la salle de spectacle, de quoi refroidir les possibles revendeurs).

Les minutes passent et je commence à me dire que pour la première fois de ma vie, je ne pourrai pas asssister à un spectacle que je veux vraiment voir. Pour faire suite à mon billet "Un gars chanceux, vous avez dit?", qui parlait de ma chance pour avoir des billets de sports et autres événements, j'ai aussi été bien chanceux dans le passé lorsqu'est venu le moment de me procurer des billets très convoités pour des spectacles. Que ce soit pour Coldplay à MusiquePlus en 2003, Arcade Fire à l'Église ukrainienne en 2006 (j'avais payé le fort prix pour celui-là, toutefois), Andrew Bird au Schubas la semaine dernière ou encore Radiohead à la Place des Arts en 2006, j'ai toujours pu m'arranger pour aller voir les shows que je désirais ardemment.

Mais dimanche dernier, honnêtement, je pensais que ma séquence victorieuse allait s'arrêter. À minuit, le concert commençait (on l'entendait un peu de la rue) et on était toujours une demi-douzaine de personnes à espérer obtenir un quelconque billet tombé du ciel. Cinq minutes plus tard, un gars arrive pour entrer dans la salle et il dit à un gardien qu'il a un billet de trop, on est donc tous après lui pour espérer être choisi. Évidemment, il décide de prendre une fille... Mon chien est mort.

Vers minuit et dix, je me dis que je vais attendre encore cinq minutes avant d'abandonner pour de bon. C'est alors que je vois une employée du Metro venir vers moi. "Est-ce que tu voudrais acheter un billet pour le show?", me demande-t-elle. "OUI!" "Viens avec moi." Elle me fait passer par la porte de côté et me donne un bracelet en me disant d'aller payer à l'intérieur. Tout énervé, je m'en vais à la caisse et je paie le prix initial du billet (50$). Je monte les marches en courant et j'entre dans la salle de spectacle. J'ai le sourire fendu aux oreilles. J'ai encore réussi! Je n'en reviens pas! Je dois vraiment avoir une bonne étoile au-dessus de moi!

Il fait super chaud dans la salle (gracieuseté d'un système de climatisation déficient) et il y a du monde entassé partout, mais je m'en fous. JE SUIS LÀ! Je me promène un peu en essayant de me trouver un bon spot qui me permettra de voir les trois musiciens, dont surtout Grohl à la batterie. Pendant les 15 minutes suivantes, je suis sur un nuage, littéralement. Excité comme jamais d'avoir pu entrer dans la salle pour assister à ce spectacle historique et mémorable.

Et quel spectacle on a eu! Les gars étaient en feu et je n'ai pas regretté du tout de m'être déplacé et d'avoir déboursé 50$ pour ce spectacle que je me rappellerai toute ma vie. Venant d'un gars qui voit une centaine de shows par année (et qui finit par en oublier la majorité!), ça veut dire beaucoup.

Pour ma critique complète du spectacle, rendez-vous sur Montréal Concerts.

Voici le premier court extrait officiel (14 secondes!) d'une chanson du band.

3 commentaires:

Dominic a dit…

Non mais tant qu'à faire, ils auraient pu nous offrir en "grande primeur" les versions sonneries de cellulaire !

Ah non, c'est vrai, une sonnerie de cellulaire, ça doit durer plus que 14 secondes.

Mickaël a dit…

Salut,
c'est très sympa de te lire. Je suis ton blog depuis plus d'1 mois !!
Je suis français et je viens d'arriver à Chicago, la semaine dernière pour y rester 1an et demi.
Alors j'ai découvert cette belle ville via tes écrits et maintenant en m'y promenant.
Je guette donc tes idées de sorties, concerts et autres... sur tes posts, histoire de rencontrer quelques personnes.
Continue et merci.

jp a dit…

J'étais certain..