samedi 10 janvier 2009

De la neige, enfin!

Au Québec, principalement l'hiver dernier, des milliers de gens ont ragé contre la neige. Pas moi. Faut dire que les rapports avec l'hiver sont sensiblement différents quand on ne possède pas de voiture. Me déplaçant en transport en commun, les bordées de neige ne changeaient pas grand-chose à mon quotidien. Par contre, j'avoue que si j'avais eu à déneiger ma voiture pendant une demi-heure presque à chaque matin, j'aurais ragé aussi.

Bon, tout ça pour dire que depuis que je suis à Chicago, je n'ai pas encore eu l'occasion de voir véritablement la ville enneigée. L'an dernier, j'étais venu ici une semaine en janvier pour voir ce qu'était l'hiver dans cette ville, mais il avait fait 18 degrés pendant 3 jours. Alors pour la neige, il fallait oublier ça! Et cette année, depuis mon retour en sol américain, il avait fait froid à quelques reprises, mais aucune précipitation. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve ça bizarre, pour ne pas dire déprimant, de sortir dehors au froid et constater qu'il n'y a pas de neige nulle part.

Eh bien, ç'a changé un ti-peu hier alors qu'il est tombé quelques centimètres de neige. Ce n'est rien comparé à la tempête que vous avez eue au Québec, mais on se contente de ce qu'on a!

vendredi 9 janvier 2009

Chacun ses problèmes

Cet après-midi, le couple Véronique Cloutier- Louis Morissette a donné une conférence de presse pour présenter sa version des faits sur la ridicule et inutilement longue controverse du Bye Bye 2008. Je n'étais pas là pour vérifier, mais je crois que la conférence était retransmise en direct sur LCN.

Presque à la même heure, ici à Chicago, Rod Blagojevich a donné lui aussi une conférence de presse, mais cette fois-ci pour parler d'une controverse qui a ébranlé le milieu politique américain. L'automne dernier, le politicien avait été désigné comme nouveau gouverneur démocrate de l'Illinois, en remplacement de Barack Obama. Le problème, c'est qu'il a tenté de vendre au plus offrant ce siège au Sénat. Eh bien, dans un vote de 114 voix contre 1, la Chambre basse de l'Illinois a voté en faveur de la mise en accusation du gouverneur.

C'est un vote historique pour cet État américain, car c'est la première fois qu'un gouverneur est mis en accusation en 190 ans d'histoire et ce, malgré une grande réputation de politique corrompue en Illinois. Qui est la seule personne qui n'a pas voté pour l'accusation de Blagojevich? Un certain Milt Patterson, de la portion Sud-Ouest de Chicago. Il a mentionné qu'il ne sentait pas que c'était son travail de mettre en accusation le gouverneur.

Pendant ce temps, pour une dixième journée consécutive, on parle encore du mautadit Bye Bye 2008 dans la Belle province... Est-ce que les Québécois sont des chialeux? Je vous laisse répondre.

Spider-Obama

Il fallait s'y attendre, Barack Obama est maintenant entré pour de bon dans la culture américaine populaire. Le plus récent exemple? Le président élu sera en vedette dans un nouveau "comic book" de Spider-Man. L'édition numéro 583 sera en kiosque le 14 janvier, soit 6 jours avant l'investiture du prochain président.

Dans cette nouvelle aventure de Amazing Spider-Man, le super-héros doit contrecarrer une vilaine manigance du méchant Chameleon qui veut empêcher Barack Obama d'entrer dans ses nouvelles fonctions comme Président des États-Unis.

Lorsqu'il apprend les plans de Chameleon, Obama mentionne d'abord: "C'est aux agents des Services secrets de s'en occuper. Débarrasser-vous du gars qui monte sur les murs!" Mais alors qu'il remarquera de quoi a l'air Chameleon, Obama changera finalement d'idée et laissera le champ libre à l'homme-araignée.

Obama se joint à la liste des présidents américains qui ont tous été dessinés dans des "comic books": Ronald Reagan dans Batman: The Dark Knight Returns, Bill Clinton dans Superman: The Man of Steel et Richard Nixon dans Watchmen.

jeudi 8 janvier 2009

Trente ans plus tard, même combat

Je suis allé voir l'excellent film Milk cette semaine.

D'abord, pour sa prestation géniale (encore une fois, direz-vous), Sean Penn sera assurément en nomination aux Oscars. Le gars est touchant, attachant, émouvant. Il possède son personnage comme pas un et on embarque à fond dans la cause qu'il défend.

Quelle est cette cause? Celle toute simple, mais grandement controversée dans les années 70, de reconnaître les droits équitables des homosexuels. En fait, ceux-ci souhaitaient seulement être reconnus comme des gens normaux et non être constamment pointés du doigt. Dans ce film, brillamment réalisé par Gus Van Sant (Elephant, Paranoid Park), on y voit des images d'archives à donner froid dans le dos. Certains évoquent devant la caméra que l'homosexualité devrait être illégale.

Tout au long du film, Harvey Milk (Penn) tente de faire valoir les droits des gays à travers la Proposition 6. On est à San Francisco en 1978, dans la ville reconnue comme la capitale mondiale des gays, quelques années à peine après le mouvement "peace and love". Normalement, on se dirait que s'il y a bien un endroit où les gays devaient être reconnus, c'était là-bas. Eh bien non. Milk devra se donner corps et âme dans cette cause qu'il chérit tant. En fait, il en donnera même sa vie puisqu'il sera assassiné peu de temps après (ne me lancez pas de roches si vous n'étiez pas au courant de ce dénouement, car on l'indique dès le début du film).

Au-delà des qualités indéniables de ce long métrage, ce qui frappe le plus c'est à quel point notre société n'a pas avancé tant que ça 30 ans plus tard. Oui, sur plusieurs aspects, les gays ont des droits. Mais l'exemple le plus flagrant est la Proposition 8 qui est passée dans certains États américains (dont la Californie, allez savoir). Cette proposition empêche le droit aux gays de se marier. Elle a été votée le 5 novembre 2008, le lendemain de l'élection d'Obama. Le 4 novembre, les États-Unis et le monde entier avaient fait un pas en avant avec la victoire d'un Afro-Américain au poste le plus important de la planète. Le lendemain, on faisait un pas en arrière avec cette Proposition 8 ridicule. C'est à se demander si Harvey Milk n'a pas tout fait ça pour rien.

mercredi 7 janvier 2009

Parodies sur terre

Quiconque de ma génération qui avait le câble il y a une dizaine d'année se souvient des Parodies sur terre, Cinématwit et autres niaiseries hilarantes que concoctait Alain Simard (surnommé Alan C. Moore) sur les ondes de MusiquePlus. C'était au milieu des années 90, dans les dernières belles années de la station musicale.

Je n'avais jamais eu l'occasion de revoir ces fameuses parodies de films américains. Eh bien, un ami m'a envoyé cette semaine le lien d'un vidéo de 90 minutes sur Google (voir ci-dessous). C'est vraiment à se tordre de rire!

Que ce soit avec les doublages des films de Michael Douglas, Woody Allen, Titanic, Star Wars, Pulp Fiction, Grease, etc., Simard touche la cible presque à tous les coups. À la toute fin du vidéo, il faut voir les extraits incroyables de groupes qui passaient à Ed Sullivan (Fait le fucké!), de même que la parodie d'un clip d'Alanis Morissette. En fait, la quasi totalité de cette heure et demie vaut le visionnement, mis à part le bout inutile, long et plate de "Business" vers la 53e minute (et ça dure 14 minutes... de trop. Vraiment, sautez cette partie).