Dimanche après-midi, je n'ai rien de prévu à l'agenda. Je décide donc d'aller faire un tour à la plage, pour la première fois depuis le départ de mes parents il y a déjà deux semaines. En regardant par la fenêtre, je vois un beau gros soleil. Mais il semble faire un peu plus froid que les autres journées (environ 25 degrés, au lieu de 35!). Pas grave, que je me dis. Je ne suis pas obligé de me baigner.
C'est donc avec ma serviette et un livre que je me rends en direction du merveilleux Lac Michigan. Après avoir attrapé un autobus en chemin, je vais m'installer à l'endroit où l'on a une vue à couper le souffle du centre-ville. Sur cette plage, c'est "the spot" pour prendre des photos avec les buildings à l'arrière-plan.
Premier constat en arrivant sur place: il vente en ti-péché. Pour ceuze qui jouent au volley-ball (il doit y avoir facilement une cinquantaine de terrains), c'est parfait, car il fait moins chaud. Mais pour quelqu'un qui veut calmement prendre du soleil en lisant un bouquin, c'est pas l'idéal. Après quelques minutes de contorsion pour trouver la position de lecture parfaite, je me trouve déconcentré par une photographe à quelques mètres de moi. La dame, au demeurant sympathique, essaie de faire des photos d'une charmante famille de quatre. Mais parmi les deux jeunes garçons, il y en a un qui n'en a que faire de la session. Il préfère de loin jouer dans le sable. Pendant plusieurs minutes, la photographe essaiera de capter son attention pour le faire sourire. "Drew, look at me! Drew! Dreeeeew! Smile!". Bien difficile pour moi de lire pendant ce temps-là.
Quelques minutes après, je vois surgir devant moi une quinzaine de personnes habillées très chic. Je remarque alors qu'ils sont venus faire des photos pour le mariage d'une personne dans le groupe. Ouais, j'avais bien choisi mon spot de lecture... Puisque j'étais dans les jambes, j'ai décidé d'aller un peu plus loin. En me promenant, j'entends un bruit d'avion dans les airs. Je lève les yeux et je vois que l'avion tire une banderole faisant la promotion du film Tropic Thunder (en salles dans tous les bons cinémas ce vendredi). Moi qui étais habitué de voir des promos en avion d'Encan H. Grégoire, je dois dire que ça fait changement!
Cette journée à la plage n'a pas été trop fructueuse, mais elle m'a permis de constater que j'étais à 30 minutes de marche des premiers grains de sable. Ce qui veut dire que j'y retournerai bien une autre fois, lorsque le vent sera en vacances.
lundi 11 août 2008
vendredi 8 août 2008
Je sens que je vais y retourner
Dans mes séjours précédents à Chicago, j'étais déjà sorti à plusieurs reprises dans le quartier Lakeview (surnommé Wrigleyville). Ayant fait la rencontre d'une fille qui travaillait dans ce coin-là, elle m'avait amené faire une tournée de bars. La première fois, avec un ami de Montréal, on avait fait 5 bars en un soir. Mais la seconde fois, tout seul avec l'Américaine, on en avait fait 11! Cullen's, Mystic Celt, Southport Lanes, je croyais connaître tous les bars du quartier.
Je me trompais.
Jeudi dernier, je me suis rendu à la Guthrie's Tavern avec une nouvelle amie américaine. Avant même d'entrer dans l'établissement, je sens que je vais aimer ça. De l'extérieur, c'est une grosse maison et la façade avant est garnie de grimpants. En entrant, je remarque immédiatement la décoration. Il y a des toiles au plafond et des tasses accrochées aux murs. Sympa. Puisque les tables sont toutes prises, on s'assoit au bar. Je regarde les bières qu'ils ont en fût. Parmi les 8 choix, ils ont de la Chambly noire d'Unibroue! Et en bouteille, ils ont plusieurs choix intéressants. Ça commence bien.
En plus de boire, on peut jouer à l'un des 50 jeux de société qui se retrouvent dans la bibliothèque du bar. Après qu'une table se soit libéré, on se met à jouer à Jenga. Je ne connaissais pas ce jeu, mais j'ai vraiment eu du fun. C'est hyper simple et bien stressant plus le jeu avance. Pendant qu'on jouait, deux gars à la table d'à côté trouvaient ça bien drôle. Finalement, ils se sont joints à nous. L'un des gars était un Indien, l'autre un Irlandais, l'une des filles avec qui j'étais est Mexicaine et l'autre Coréenne...
Je me trompais.
Jeudi dernier, je me suis rendu à la Guthrie's Tavern avec une nouvelle amie américaine. Avant même d'entrer dans l'établissement, je sens que je vais aimer ça. De l'extérieur, c'est une grosse maison et la façade avant est garnie de grimpants. En entrant, je remarque immédiatement la décoration. Il y a des toiles au plafond et des tasses accrochées aux murs. Sympa. Puisque les tables sont toutes prises, on s'assoit au bar. Je regarde les bières qu'ils ont en fût. Parmi les 8 choix, ils ont de la Chambly noire d'Unibroue! Et en bouteille, ils ont plusieurs choix intéressants. Ça commence bien.Parce qu'il est un peu en retrait des rues bondées de bars, cet endroit est fréquenté par les habitués du quartier. Les gens sont très relax, un peu plus vieux que la moyenne des autres bars de Wrigleyville. Il ne faut définitivement pas être pressé quand on va au Guthrie's, car il n'y a qu'un barman en poste. Mais le gars opère pas à peu près!
En plus de boire, on peut jouer à l'un des 50 jeux de société qui se retrouvent dans la bibliothèque du bar. Après qu'une table se soit libéré, on se met à jouer à Jenga. Je ne connaissais pas ce jeu, mais j'ai vraiment eu du fun. C'est hyper simple et bien stressant plus le jeu avance. Pendant qu'on jouait, deux gars à la table d'à côté trouvaient ça bien drôle. Finalement, ils se sont joints à nous. L'un des gars était un Indien, l'autre un Irlandais, l'une des filles avec qui j'étais est Mexicaine et l'autre Coréenne...En plein Jeux olympiques, on peut dire que j'ai vécu ma soirée internationale au Guthrie's!
jeudi 7 août 2008
Minable déjeuner mémorable
Le week-end dernier, j'avais quatre amis de passage à Chicago. Alors que le premier matin, je leur ai fait à déjeuner, nous avons décidé le lendemain d'aller manger dans un resto du quartier. J'avais entendu parler du Ann Sather et je décide donc d'y emmener le groupe. Il était environ 10h30 et j'espérais que nous puissions ensuite être au centre-ville pour midi, car je voulais me promener un peu avec les quatre avant de me rendre seul à Lollapalooza vers 15h.
Tout le monde était crampé et n'en revenait pas. Non mais quel restaurant de merde! On a laissé passer quelques minutes, le temps que le gars finisse sa besogne et on est retourné aux toilettes, question d'immortaliser le lieu (la photo est une reconstitution dramatique de François qui pisse et moi qui force!). C'était vraiment un déjeuner minable mais que je n'oublierai pas de sitôt.
En arrivant au resto, il y a un lineup dehors. Un peu comme au surévalué L'Avenue sur Mont-Royal. Non mais, comme l'a déjà relevé Louis-José Houde dans une de ses chroniques dans La Presse, voulez-vous bien m'expliquer pourquoi il y a du monde qui fait la file le dimanche matin pour déjeuner, alors qu'en face il y a l'Eldorado, un bon petit resto avec pas mal la même bouffe que l'Avenue, le même genre de prix, et aucune file??
Bref, faire la file pour déjeuner, ça ne m'enchante pas trop. Alors, je remarque qu'en face, il y a le Clarke's (le resto où j'avais mangé des frites à 2h du matin la semaine dernièr
e). Je vais voir, il y a de la place et ils ont des déjeuners. Parfait, tout le monde me suit.
On entre et je mentionne à la fille à l'entrée qu'on est cinq. Elle va nous assoir à une banquette de 4, prétextant qu'il n'y a pas d'autre place de disponible... On prend place. En haut de nous, je remarque une télévision accrochée au plafond. Que diffuse-t-elle? Non, pas un match de baseball, mais plutôt les caméras de surveillance du resto! À chaque cinq secondes, le plan change pour nous montrer différentes parties de la salle à manger et des cuisines. C'est là que je remarque qu'au fond du resto, il y a une belle grande table qui pourrait tous nous accueillir. Bizarre.
La serveuse vient nous voir pour prendre nos commandes au bout d'une demi-heure. À ce moment-là, il aurait déjà fallu se douter de quelque chose. On commande nos repas et on attend. Et on attend. Et on attend. Une grosse demi-heure plus tard, le groupe de 10 qui étaient à une banquette circulaire (et qui était arrivé après nous) quitte le resto. On s'en va donc prendre leur place.
Nos déjeuners arrivent vers 12h15. Moi qui voulais être en ville à midi, ça va mal. Mais bon, on a notre bouffe, on va bien manger. Mon amie et moi avions commandé des oeufs bénédictines. D'abord, c'est tiède, pour ne pas dire froid. Et après quelques bouchées, je remarque que l'arrière-goût est du vinaigre. On mange des oeufs dans le vinaigre bénédictines. Et froid, en plus! Inutile de vous dire que je n'ai pas terminé mon assiette.
Je suis fâché et je me dis que je ne laisserai certainement aucun pourboire. La facture arrive (ceux qui sont venus régulièrement aux States savent que peu importe que tu sois 2 ou 18 personnes à ta table, c'est une seule facture). Ils ont inclus le pourboire! Et pas 15%. Pour une facture de 60$, ils ont mis 15$ de plus! Là je suis en %?&. Je vais voir la serveuse et elle m'explique que c'est la politique du resto d'ajouter le pourboire pour les groupes de 5 personnes ou plus.
On paie l'addition et je décide d'aller aux toilettes avant de partir. En entrant dans la salle de bain, je suis stupéfait! À ma gauche, il y a un urinoir, suivi d'un petit mur de 3 pieds de haut et d'une toilette. Et il y a un gars assis sur la toilette en train de ch... !!! Il n'y a aucune cabine autour de lui et la porte de la salle de bain ne se barre pas. Donc c'est ouvert à tous! Pensez-vous vraiment que j'avais envie après ça? J'ai dû rester environ 1 seconde et demie da
ns la salle de bain, mais assez longtemps pour ressentir un malaise. Pendant ce temps, le gars fixait le mur bien en face de lui... J'ai donc refermé la porte prestement pour aller raconter ça aux autres.
Tout le monde était crampé et n'en revenait pas. Non mais quel restaurant de merde! On a laissé passer quelques minutes, le temps que le gars finisse sa besogne et on est retourné aux toilettes, question d'immortaliser le lieu (la photo est une reconstitution dramatique de François qui pisse et moi qui force!). C'était vraiment un déjeuner minable mais que je n'oublierai pas de sitôt.
mardi 5 août 2008
L'album de la semaine: The National "Boxer"
Cette semaine, j'ai décidé de vous proposer un album paru en 2007. Ce n'est donc pas trop récent, mais le disque est tellement bon que je souhaite le conseiller au plus grand nombre de personnes possible.C'est à la suite de nombreuses critiques positives (http://www.metacritic.com/music/artists/national/boxer?q=the%20national%20boxer) que j'ai décidé de m'acheter l'album du groupe The National, Boxer. C'était un achat un peu au hasard, car je ne me souviens pas avoir écouté beaucoup de pièces avant de me le procurer.
Après je crois une seule écoute, j'étais conquis. Solidement.
Si vous n'écoutez que de la musique qui brasse tout le temps et qui est ultra dynamique, ce disque n'est pas pour vous. Avec The National, on y va davantage avec l'émotion. Personnellement, la voix du chanteur Matt Berninger est une de celles qui me donne des frissons par sa profondeur.
Le groupe est composé de cinq membres. En plus du chanteur, il y a les frères Aaron et Bryce Dessner, à la basse et à la guitare, ainsi qu'un autre duo de frères, les Devendorf, Bryan (batterie) et Scott (guitare). Peut-être est-ce moi qui fait un lien, mais je sens justement une cohésion dans ce groupe, en raison des liens familiaux.
En plus de la voix de Berninger, ce que j'apprécie de ce groupe est notamment les rythmes de batterie inhabituels. Ça donne des morceaux imprévisibles et souvent bien entraînants. Et lorsque le groupe ralentit la cadence, on ne peut qu'être touché par les mélodies très recherchées.
Si vous n'avez qu'un seul album de The National à vous procurer, c'est Boxer. Mais juste après suit de très près Alligator. Enfin, la formation originaire de Cincinnati, en Ohio, (mais tous les membres demeurent maintenant à New York) a récemment lancé The Virginia EP, un mini-album composé de quatre chansons b-sides (dont les sublimes You've Done It Again, Virginia et Santa Clara), quatre démos et quatre pièces live. L'édition spéciale comprend aussi un DVD du making of de Boxer. Somme toute un excellent complément à ce magnifique album.
Chansons à écouter: toutes celles sur leur Myspace (www.myspace.com/thenational). Particulièrement Brainy et Slow Show. Prenez bien votre temps pour les écouter. Si après plusieurs reprises, vous n'êtes pas convaincu, eh bien laissez faire!
Lollapalooza: le retour complet!
Bon, ça y est, l'édition 2008 du festival Lollapalooza est derrière moi. Et j'y suis passé au travers en un seul morceau! Ça n'a pas été un week-end de tout repos, car je recevais quatre amis de Montréal (de jeudi soir à lundi). Cela dit, une fin de semaine très cool et très intense!
Tel que promis, voici le compte-rendu complet de ces trois journées follement débiles de musique en plein air.
Jour 1:
Après avoir pris un bon déjeuner à l'appartement, on se rend sur le site du festival aux alentours de midi et demie. À notre arrivée, c'est déjà noir de monde. Les spectacles commençaient vers 11h15 le matin, mais les plus gros noms commençaient à embarquer sur les scènes vers 13h. On fait donc la file pendant presque une demi-heure. On se fait fouiller nos sacs à l'entrée (une tonne de produits étaient interdit, mais on pouvait entrer avec bouteilles d'eau et crème solaire, nos deux meilleurs amis!).
Une fois entrés, on jette un rapide coup d'oeil aux environs. Le site est immense, littéralement. Il y a sept scènes, dont deux principales situées d'un bout à l'autre du Grant Park, à environ 1 mille de distance l'une de l'autre. Rapidement, on se rend compte qu'il faudra faire des choix géographiques pour les spectacles qu'on veut voir.
Premier arrêt: Rogue Wave à la scène MySpace. Je ne connais qu'une chanson de ce groupe ("Eyes", très bonne ballade entendue dans la première saison de Heroes, vous pouvez l'écouter sur leur MySpace). On se trouve un endroit sur l'herbe, on s'assit et on écoute d'une oreille distraite. C'est pas mal bon. Et le soleil plombe déjà sur nous. Ça va être une longue journée!
14:00, on quitte cette portion du parc pour se rendre à l'autre bout écouter le show de The Go! Team à 14:15. Comme d'habitude, la formation britannique est en feu. Il commence à y avoir pas mal de personnes dans la foule et on décide de rester encore en retrait, préférant suivre le spectacle sur les écrans géants. En regardant les gens autour, on se croirait presque à Woodstock en 1969. Un groupe de filles arborent des robes hippies, tandis que d'autres plus loin ont retiré leurs gilets et dansent en brassière.
15:15, le spectacle se terminent et on va lorgner du côté des stands de nourriture. Il y a quand même beaucoup de choix. Mais disons que par un après-midi ensoleillé de festival, le hot dog semble souvent le choix inévitable. D'autres s'essaieront tout de même avec des crevettes tampura. Paraît que c'était pas fameux...
16:15, j'amène ma gang d'amis voir le spectacle de Gogol Bordello. Je ne connais ce groupe que par réputation. Semble-t-il qu'ils donnent tout un show avec leur musique gypsy punk. On se rend là et comme de fait, on est charmés. La musique ressemble parfois à celle qu'on entendait dans le film Borat. Ça vous donne une idée!
17h15, prestation assez soporifique de Cat Power à l'autre bout du parc (elle détonne assez du reste de la programmation). Mais ça tombe bien, car on est tous couchés sur le gazon et on en profite pour faire une petite sieste. Une heure plus tard, les Raconteurs embarquent sur la scène à côté. Il y a pas mal de monde et on ne peut voir la scène. En même temps, à l'autre bout du parc, il y a Bloc Party qui se produit. Tant pis, il a fallu faire un choix au sein de notre gang.
19h, on n'a pas le choix de quitter avant la fin du show. Car Radiohead embarque sur la scène à l'autre bout du parc et on veut arrêter se chercher quelque chose à manger. On finit par aller se trouver un endroit pour regarder le show vers 19h30. On est pas mal loin de la scène, mais ça ne me dérange pas car j'ai déjà vu le groupe souvent en spectacle.
On se fiait sur les écrans géants pour suivre le concert. Le problème, c'est que le groupe a décidé d'y aller de façon artistique en séparant l'écran en six parties sur lesquelles on voyait parfois les musiciens... C'était presque impossible pour nous de voir quoi que ce soit. Déception.
L'autre déception a été du côté du setlist du spectacle. Le groupe a joué la quasi totalité des pièces d'In Rainbows, son plus récent album. Le disque est excellent, mais certaines pièces ressortent moins bien en spectacle. Et au rappel, alors qu'on s'attend à ce que le groupe ne joue que des vieilles pièces, il revient avec une autre nouvelle toune, suivie d'une pièce très down d'Amnesiac. Ouin...
Heureusement, un moment magique est survenue au 2/3 du spectacle. Juste avant le début de The Bends, des feux d'artifice se sont mis à éclater en arrière de la scène. Ça s'est poursuivi pendant Everything in its Right Place et ç'a culminé pendant l'excellente Fake Plastic Trees (que je n'avais jamais entendue en spectacle). C'était de toute beauté. Mais ce spectacle ne rentre pas dans mon top 3 de Radiohead.
Jour 2:
Lever vers 9h30. On va déjeuner au Clarke's près de chez moi. Expérience désastreuse, mais hilarante, que je vais vour raconter dans un autre billet!
Étant donné que mes amis ne sont de passage à Chicago que quelques jours, je vais me promener au centre-ville avec eux pendant quelques heures. Je me rends ensuite tout seul au festival vers 15h30, juste à temps pour la prestation de MGMT. En me rendant vers la scène, je constate qu'il y a déjà énormément de personnes. Il faut dire que plusieurs festivaliers devaient travailler de jour la veille. Tandis que là, un samedi ensoleillé, tout le monde semblait s'être donné le mot pour être de la partie.
Une heure plus tard, direction 1 mille plus loin pour la prestation d'Explosion in the Sky, un band instrumental du Texas. J'écoute plus ou moins, couché dans l'herbe. À 17h30, je repars pour aller voir Jamie Lidell. Le gars est en forme, mais il porte un habit vraiment pas trop viril... 18h30, le groupe Battles m'attend pas très loin de là. J'ai hâte de voir le show, car l'album Mirrored, paru il y a quelques mois, est très bon et original. Je réussis à m'approcher pas mal de la scène. Le show commence et je déchante rapidement. Les trois musiciens sont certes excellents, mais au bout de 20 minutes, c'était encore la même chanson... Autour de moi, les gens dansaient et appréciaient la performance. Je les ai laissés à leur plaisir et j'ai décidé d'aller voir Broken Social Scene.
Dès mon arrivée, j'entends une pièce qui m'est familière. "Pourquoi ne suis-je pas venu ici en premier?", que je me dis. Mais bon, c'est ça Lollapalooza. On fait des choix, on se promène, on
Au rappel, RATM a fini avec la chanson que tout le monde attendait: Killing in the Name. C'était spectaculaire de voir des dizaines de milliers de personnes sauter et crier à l'unission. Vraiment, je pourrai dire que j'ai vu ce groupe-là une fois dans ma vie.
Jour 3:
La fatigue commence à se faire sentir. Et j'ai une autre grosse journée qui m'attend. D'abord, je vais au Wrigley Field avec mes amis voir le match des Cubs contre les Pirates. Le soleil plombe plus que jamais et contrairement à Lollapalooza, où les espaces à l'ombre sont nombreux, il n'y a pas d'échappatoire au stade. On est au gros soleil pendant environ 5 heures. Heureusement, les bouteilles d'eau et la crème solaire sont encore parmi nos amis!
L'une des traditions au Wrigley Field, c'est d'entendre une vedette chanter le fameux Take Me Out to the Ball Game en septième manche. Ce jour-là, c'était le groupe Wilco qui prenait le micro! À défaut de les avoir entendu la veille, je pouvais un peu me reprendre ce jour-là... Mais bon, on a plus entendu les spectateurs chanter que la bande à Jeff Tweady. Après une fin de match spectaculaire (les Cubs ont perdu leur avance en 8e manche, mais ils ont répliqué avec deux coups de circuit par la suite), je me suis rendu au festival vers 17h.
Je me promène un peu dans les kiosques et je me dirige vers le show de Gnarls Barkley. Le chanteur est en forme et ça donne une bonne prestation. Au bout d'une demi-heure, je quitte pour me rendre à l'autre bout du parc. Alors que je suis à mi-chemin, j'entends derrière moi le succès du groupe, Crazy.
19h, je vais me placer pour le show de The National. C'est vraiment le groupe que j'apprécie le plus en ce moment, toute catégorie confondue, et ce spectacle était pas mal celui que j'attendais le plus de tout le festival. 19h15, la formation de Cincinnati arrive sur la scène. Pendant une heure, ils vont jouer des pièces de leurs deux plus récents albums, Boxer et Alligator. Un excellent spectacle, trop court. Très timide, le chanteur Matt Berninger n'a parlé qu'une fois à la foule (à part quelques "Thank you" ici et là). Et c'était pour la dernière pièce, Mr. November. "Cette chanson ne s'adresse pas à John McCain". Comme vous le savez peut-être, les élections présidentielles américaines se tiendront en novembre prochain et pour appuyer Barack Obama, The National a fait produire un gilet à l'effigie du candidat démocrate et avec le titre de sa chanson de l'album Alligator, Mr. November.
Immédiatement après la fin du show, Nine Inch Nails embarquait sur la scène juste à côté. Éclairages déments, musiciens déchaînés, le show était intense à souhait.
Malheureusement, la façon dont le terrain est conçu faisait en sorte que je ne voyais aucunement la scène. Pas grave, je regarde les écrans géants. Après seulement trois chansons, le groupe amorce la seule pièce que j'attendais vraiment, Closer. Cool!
Au bout de 35 minutes de spectacle, j'ai décidé d'aller faire un tour 1 mille plus loin, question d'y voir la prestation de Kanye West. J'avais entendu de très bons commentaires du spectacle de ce rappeur (originaire de Chicago en plus), et je me suis dit que je pouvais bien aller voir ce qu'il en était. Tant qu'à être sur place!
Déjà en me dirigeant vers l'autre scène, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes se promenaient, alors que d'autres quittaient tout simplement le festival. Il faut dire que les 3 journées commençaient à faire leur effet sur la fatigue des gens. Moi aussi, j'étais épuisé et c'est pourquoi j'ai cherché un endroit où m'assoir afin de regarder la prestation de West. Heureusement, la foule était plus clairsemée et j'ai réussi à m'assoir, tout en voyant très bien la scène.
En regardant le show, j'aperçois sur la scène, mais un peu en retrait à gauche, une femme enrobée qui se déhanche allègrement. Après l'avoir regardée quelques minutes, je constate qu'elle reproduit le concert intégralement pour les malentendants! Un travail visiblement éreintant, car il fallait voir la femme s'éponger le front après chaque chanson!
Souhaitant la filmer de plus près, je me suis donc approché de la scène. En marchant, je constate que je peux me rendre de plus en plus proche. Tellement que je me suis collé contre la clôture, juste à gauche de la scène. Quelques secondes à peine après mon arrivée, West entame Stronger, la seule pièce que je connais vraiment de son répertoire.
La foule s'agite, l'ambiance décuple et je trippe. "Now that that don't kill me can only make me stronger", chante-t-il. Quelle belle façon de terminer ma première expérience de Lollapalooza.
Tel que promis, voici le compte-rendu complet de ces trois journées follement débiles de musique en plein air.
Jour 1:
Après avoir pris un bon déjeuner à l'appartement, on se rend sur le site du festival aux alentours de midi et demie. À notre arrivée, c'est déjà noir de monde. Les spectacles commençaient vers 11h15 le matin, mais les plus gros noms commençaient à embarquer sur les scènes vers 13h. On fait donc la file pendant presque une demi-heure. On se fait fouiller nos sacs à l'entrée (une tonne de produits étaient interdit, mais on pouvait entrer avec bouteilles d'eau et crème solaire, nos deux meilleurs amis!).
Premier arrêt: Rogue Wave à la scène MySpace. Je ne connais qu'une chanson de ce groupe ("Eyes", très bonne ballade entendue dans la première saison de Heroes, vous pouvez l'écouter sur leur MySpace). On se trouve un endroit sur l'herbe, on s'assit et on écoute d'une oreille distraite. C'est pas mal bon. Et le soleil plombe déjà sur nous. Ça va être une longue journée!
14:00, on quitte cette portion du parc pour se rendre à l'autre bout écouter le show de The Go! Team à 14:15. Comme d'habitude, la formation britannique est en feu. Il commence à y avoir pas mal de personnes dans la foule et on décide de rester encore en retrait, préférant suivre le spectacle sur les écrans géants. En regardant les gens autour, on se croirait presque à Woodstock en 1969. Un groupe de filles arborent des robes hippies, tandis que d'autres plus loin ont retiré leurs gilets et dansent en brassière.
15:15, le spectacle se terminent et on va lorgner du côté des stands de nourriture. Il y a quand même beaucoup de choix. Mais disons que par un après-midi ensoleillé de festival, le hot dog semble souvent le choix inévitable. D'autres s'essaieront tout de même avec des crevettes tampura. Paraît que c'était pas fameux...
16:15, j'amène ma gang d'amis voir le spectacle de Gogol Bordello. Je ne connais ce groupe que par réputation. Semble-t-il qu'ils donnent tout un show avec leur musique gypsy punk. On se rend là et comme de fait, on est charmés. La musique ressemble parfois à celle qu'on entendait dans le film Borat. Ça vous donne une idée!
19h, on n'a pas le choix de quitter avant la fin du show. Car Radiohead embarque sur la scène à l'autre bout du parc et on veut arrêter se chercher quelque chose à manger. On finit par aller se trouver un endroit pour regarder le show vers 19h30. On est pas mal loin de la scène, mais ça ne me dérange pas car j'ai déjà vu le groupe souvent en spectacle.
L'autre déception a été du côté du setlist du spectacle. Le groupe a joué la quasi totalité des pièces d'In Rainbows, son plus récent album. Le disque est excellent, mais certaines pièces ressortent moins bien en spectacle. Et au rappel, alors qu'on s'attend à ce que le groupe ne joue que des vieilles pièces, il revient avec une autre nouvelle toune, suivie d'une pièce très down d'Amnesiac. Ouin...
Heureusement, un moment magique est survenue au 2/3 du spectacle. Juste avant le début de The Bends, des feux d'artifice se sont mis à éclater en arrière de la scène. Ça s'est poursuivi pendant Everything in its Right Place et ç'a culminé pendant l'excellente Fake Plastic Trees (que je n'avais jamais entendue en spectacle). C'était de toute beauté. Mais ce spectacle ne rentre pas dans mon top 3 de Radiohead.
Jour 2:
Lever vers 9h30. On va déjeuner au Clarke's près de chez moi. Expérience désastreuse, mais hilarante, que je vais vour raconter dans un autre billet!
Étant donné que mes amis ne sont de passage à Chicago que quelques jours, je vais me promener au centre-ville avec eux pendant quelques heures. Je me rends ensuite tout seul au festival vers 15h30, juste à temps pour la prestation de MGMT. En me rendant vers la scène, je constate qu'il y a déjà énormément de personnes. Il faut dire que plusieurs festivaliers devaient travailler de jour la veille. Tandis que là, un samedi ensoleillé, tout le monde semblait s'être donné le mot pour être de la partie.
Une heure plus tard, direction 1 mille plus loin pour la prestation d'Explosion in the Sky, un band instrumental du Texas. J'écoute plus ou moins, couché dans l'herbe. À 17h30, je repars pour aller voir Jamie Lidell. Le gars est en forme, mais il porte un habit vraiment pas trop viril... 18h30, le groupe Battles m'attend pas très loin de là. J'ai hâte de voir le show, car l'album Mirrored, paru il y a quelques mois, est très bon et original. Je réussis à m'approcher pas mal de la scène. Le show commence et je déchante rapidement. Les trois musiciens sont certes excellents, mais au bout de 20 minutes, c'était encore la même chanson... Autour de moi, les gens dansaient et appréciaient la performance. Je les ai laissés à leur plaisir et j'ai décidé d'aller voir Broken Social Scene.
Dès mon arrivée, j'entends une pièce qui m'est familière. "Pourquoi ne suis-je pas venu ici en premier?", que je me dis. Mais bon, c'est ça Lollapalooza. On fait des choix, on se promène, on
découvre, on apprécie, on aime moins. 
19h30, je vais me chercher de quoi à manger. Ensuite, direction scène AT&T pour la prestation très attendue de Rage Against the Machine. J'avais hâte de voir ce show-là, mais tout au long de la journée, j'hésitais à y aller. Car le groupe Wilco, originaire de Chicago, jouait sur l'autre grosse scène principale à la même heure. Mais bon, je m'étais donné comme mot d'ordre d'essayer d'aller voir le plus possible des groupes que je n'avais jamais vus sur scène. Étant donné que j'avais vu Wilco à Montréal il y a deux ans, et que le retour de Rage était un événement assez spécial, la décision allait de soi.
Et comme j'ai bien fait! Dès les premières secondes de la toute première chanson, Testify, je savais que j'avais pris la bonne décision.
Juché sur une colline à droite de la scène, j'avais une vue imparable sur l'immense foule qui sautait sans répit. Un début très intense. J'étais bien content et je me disais que mes amis auraient vraiment dû venir au festival le samedi plutôt que la veille. Comme on le sait, RATM n'a pas sorti d'album depuis belle lurette, alors la formation n'a joué que des vieilles pièces, pratiquement juste des hits, pendant 90 minutes. Un show assez court, mais intense comme j'avais rarement vu.
En fait, c'était tellement intense que Zach de la Rocha, le chanteur de RATM, a dû demander à la foule de modérer ses ardeurs à trois reprises. Après seulement trois chansons, le groupe a interrompu le show pour demander aux spectateurs de reculer de quelques pas, sinon la barrière de sécurité allait lâcher!
Deux chansons plus tard, Zach redemandait la même chose. Et il l'a fait encore quelques minutes après. À chaque intervention de la sorte, le concert arrêtait pendant 5 minutes. Un peu plate, mais bon, c'était ça où le groupe n'aurait eu d'autre choix que d'arrêter complètement le concert!
19h30, je vais me chercher de quoi à manger. Ensuite, direction scène AT&T pour la prestation très attendue de Rage Against the Machine. J'avais hâte de voir ce show-là, mais tout au long de la journée, j'hésitais à y aller. Car le groupe Wilco, originaire de Chicago, jouait sur l'autre grosse scène principale à la même heure. Mais bon, je m'étais donné comme mot d'ordre d'essayer d'aller voir le plus possible des groupes que je n'avais jamais vus sur scène. Étant donné que j'avais vu Wilco à Montréal il y a deux ans, et que le retour de Rage était un événement assez spécial, la décision allait de soi.
Et comme j'ai bien fait! Dès les premières secondes de la toute première chanson, Testify, je savais que j'avais pris la bonne décision.
Juché sur une colline à droite de la scène, j'avais une vue imparable sur l'immense foule qui sautait sans répit. Un début très intense. J'étais bien content et je me disais que mes amis auraient vraiment dû venir au festival le samedi plutôt que la veille. Comme on le sait, RATM n'a pas sorti d'album depuis belle lurette, alors la formation n'a joué que des vieilles pièces, pratiquement juste des hits, pendant 90 minutes. Un show assez court, mais intense comme j'avais rarement vu.
Deux chansons plus tard, Zach redemandait la même chose. Et il l'a fait encore quelques minutes après. À chaque intervention de la sorte, le concert arrêtait pendant 5 minutes. Un peu plate, mais bon, c'était ça où le groupe n'aurait eu d'autre choix que d'arrêter complètement le concert!
Au rappel, RATM a fini avec la chanson que tout le monde attendait: Killing in the Name. C'était spectaculaire de voir des dizaines de milliers de personnes sauter et crier à l'unission. Vraiment, je pourrai dire que j'ai vu ce groupe-là une fois dans ma vie.
Jour 3:
La fatigue commence à se faire sentir. Et j'ai une autre grosse journée qui m'attend. D'abord, je vais au Wrigley Field avec mes amis voir le match des Cubs contre les Pirates. Le soleil plombe plus que jamais et contrairement à Lollapalooza, où les espaces à l'ombre sont nombreux, il n'y a pas d'échappatoire au stade. On est au gros soleil pendant environ 5 heures. Heureusement, les bouteilles d'eau et la crème solaire sont encore parmi nos amis!
L'une des traditions au Wrigley Field, c'est d'entendre une vedette chanter le fameux Take Me Out to the Ball Game en septième manche. Ce jour-là, c'était le groupe Wilco qui prenait le micro! À défaut de les avoir entendu la veille, je pouvais un peu me reprendre ce jour-là... Mais bon, on a plus entendu les spectateurs chanter que la bande à Jeff Tweady. Après une fin de match spectaculaire (les Cubs ont perdu leur avance en 8e manche, mais ils ont répliqué avec deux coups de circuit par la suite), je me suis rendu au festival vers 17h.
Je me promène un peu dans les kiosques et je me dirige vers le show de Gnarls Barkley. Le chanteur est en forme et ça donne une bonne prestation. Au bout d'une demi-heure, je quitte pour me rendre à l'autre bout du parc. Alors que je suis à mi-chemin, j'entends derrière moi le succès du groupe, Crazy.
Immédiatement après la fin du show, Nine Inch Nails embarquait sur la scène juste à côté. Éclairages déments, musiciens déchaînés, le show était intense à souhait.
Malheureusement, la façon dont le terrain est conçu faisait en sorte que je ne voyais aucunement la scène. Pas grave, je regarde les écrans géants. Après seulement trois chansons, le groupe amorce la seule pièce que j'attendais vraiment, Closer. Cool!
Au bout de 35 minutes de spectacle, j'ai décidé d'aller faire un tour 1 mille plus loin, question d'y voir la prestation de Kanye West. J'avais entendu de très bons commentaires du spectacle de ce rappeur (originaire de Chicago en plus), et je me suis dit que je pouvais bien aller voir ce qu'il en était. Tant qu'à être sur place!
Déjà en me dirigeant vers l'autre scène, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes se promenaient, alors que d'autres quittaient tout simplement le festival. Il faut dire que les 3 journées commençaient à faire leur effet sur la fatigue des gens. Moi aussi, j'étais épuisé et c'est pourquoi j'ai cherché un endroit où m'assoir afin de regarder la prestation de West. Heureusement, la foule était plus clairsemée et j'ai réussi à m'assoir, tout en voyant très bien la scène.
En regardant le show, j'aperçois sur la scène, mais un peu en retrait à gauche, une femme enrobée qui se déhanche allègrement. Après l'avoir regardée quelques minutes, je constate qu'elle reproduit le concert intégralement pour les malentendants! Un travail visiblement éreintant, car il fallait voir la femme s'éponger le front après chaque chanson!
Souhaitant la filmer de plus près, je me suis donc approché de la scène. En marchant, je constate que je peux me rendre de plus en plus proche. Tellement que je me suis collé contre la clôture, juste à gauche de la scène. Quelques secondes à peine après mon arrivée, West entame Stronger, la seule pièce que je connais vraiment de son répertoire.
La foule s'agite, l'ambiance décuple et je trippe. "Now that that don't kill me can only make me stronger", chante-t-il. Quelle belle façon de terminer ma première expérience de Lollapalooza.
Pour ceux que ça intéresse, je vous invite fortement à aller voir les magnifiques photos officielles de l'événement au http://www.lollapalooza.com/2008_files/photos/day1/default.asp.
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